« Ce n’est pas le genre d’adversaire qu’on veut rencontrer à ce moment-là », a reconnu l’Espagnol.
Del Potro a déjà battu Nadal trois fois en huit rencontres. On se souvient surtout du cinglant trois fois 6-2 qu’il lui avait infligé en demi-finale de l’US Open en 2009, en route vers son unique titre du grand chelem.
La « tour de Tandil » (1,96 m) possède aussi l’arme que le Majorquin redoute le plus sur gazon, une énorme première balle de service, et a semblé très à l’aise en première semaine, ne perdant qu’un seul set en chemin.
De là à mettre les deux joueurs sur un pied d’égalité, il y a une marge que le Sud-Américain lui-même se garde bien de franchir. « Je ne sais pas si j’ai une petite chance ou pas, en tout cas il sera le grand favori », a dit le joueur, remonté à la 21e place à l’ATP.
Del Potro souffre de plusieurs handicaps sur gazon, dont le plus lourd est son manque d’expérience de la surface. Son bilan de carrière s’y limite à dix matches gagnés. C’est peu face au double vainqueur de Wimbledon, que seul Federer a réussi à battre au All England Lawn Tennis Club depuis six ans.
Sa grande taille est également un problème pour l’Argentin sur un terrain souvent glissant, où il a parfois du mal à se déplacer. Reconnaissant être « toujours en train d’apprendre sur herbe », il reste très limité à la volée, une arme toujours utile même si l’herbe est moins fusante que jadis.
Del Potro créerait donc une belle surprise s’il parvenait à renverser le n° 1 mondial, qui s’est montré solide faute d’être brillant lors de ses trois premiers matches gagnés en trois sets.
(Source AFP)

