Des policiers devant le Parc des Princes le 19 août 2010.Miguel Medina/AFP
Le commissaire Antoine Boutonnet, qui exerce également les fonctions de coordinateur national football au sein de la police nationale, a précisé à la presse que 488 d’entre eux avaient été interpellés « dans les stades », contre 250 la saison précédente, soit une hausse de 95,2 %.
Les 458 autres ont été interpellés aux abords des enceintes sportives, contre 446 en 2009-2010, soit +2,70 %.
Ces résultats sont « très encourageants », a estimé le commissaire Boutonnet lors d’une conférence de presse destinée à « faire le bilan de l’action des services de l’État », a-t-il expliqué.
« Il fallait rompre avec la radicalisation de certains supporteurs (et) nous avons cassé la spirale infernale », a ajouté le commissaire.
Il a également précisé que « près de 17 % des personnes interpellées la saison passée l’ont été pour usage de moyens pyrotechniques », alors que, par ailleurs, « 1 036 utilisations (de ces engins) ont été recensées ».
Pratiquement « toutes les personnes interpellées ont été frappées d’interdictions de stade », dont certaines sont à ce jour entièrement purgées, a-t-il poursuivi.
À moins de deux mois du coup d’envoi de la saison 2011-2012, on compte « 389 personnes (toujours) interdites de stade, dont 226 sur mesure administrative, les 163 autres à caractère judiciaire », a-t-il précisé.
Quant au taux de récidive, il est « extrêmement faible », a souligné le commissaire Boutonnet.
Depuis l’adoption de la Loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi 2), la durée d’interdiction de stade est passée de 6 mois à un an, portée à deux ans « en cas de récidive dans les trois ans », a-t-il rappelé.
À propos des sanctions frappant les associations de supporteurs, « tous les recours déposés pour les annuler ont été rejetés par le Conseil d’État », et même, au moins une, « par la Cour européenne des droits de l’homme », a relevé le commissaire.
« Il ne faut pas baisser la garde, nous devons rester vigilants et il faut conforter ces résultats la saison prochaine », a-t-il souhaité, même si un des objectifs fixé soit de « diminuer le nombre de policiers engagés » qui a déjà baissé d’« un peu plus de 16 % » d’une saison à l’autre.
Refusant de citer tel ou tel club comme étant « à risque », il a souligné qu’« aucun n’est à l’abri » du hooliganisme. Enfin, le commissaire Boutonnet s’est félicité d’« une très bonne coordination avec nos collègues étrangers », rappelant que les supporteurs des clubs français étaient régulièrement « accompagnés » de policiers lorsqu’ils se déplacent à l’étranger.
(Source : agences)

