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Liban

Comment protéger l’entité libanaise à l’ombre des révolutions arabes

C’est sur un thème d’actualité que le Rassemblement pour l’identité et la souveraineté a choisi d’organiser une conférence au siège de l’ordre de la presse mardi. Le fondateur, l’ancien ministre Youssef Salamé, a en effet demandé à quatre orateurs de réfléchir sur le meilleur moyen de protéger l’entité libanaise au moment où souffle le vent des révoltes arabes. L’ancien ministre Youssef Takla, le père Georges Hobeika, le Pr Peter Germanos, le Pr Ghaleb Mahmassani et M. Salamé lui-même se sont succédé à la tribune, présentés par notre confrère Melhem Riachi. Un parterre de personnalités, dont l’ancien ministre Michel Pharaon, représentant le chef de l’État, et le député Kassem Hachem, représentant le président de la Chambre et le président du Conseil, ainsi que les anciens ministres Leila el-Solh, Karim Pakradouni et Adnane Sayyed Hussein et le député Edgar Maalouf étaient présents dans la salle.
Si Youssef Takla a proposé un processus qui aboutirait à l’émergence d’un État civil pour protéger le Liban, le père Hobeika a, lui, estimé que le Liban est un pays unique en son genre, qui n’est jamais sorti de la sphère de danger en raison de sa particularité. Mais c’est justement cette spécificité qui fait sa force, car elle oblige son environnement à le protéger parce qu’il reste un élément qui dérange de façon positive. Au passage, le père Hobeika a dénoncé la tolérance qui comporte un aspect humiliant pour celui qui est toléré et condescendant de la part du tolérant. Selon lui, le Liban doit rester uni à la manière dont les organes d’un corps humain le sont, en conservant chacun sa spécificité et son rôle.
Le Pr Peter Germanos a estimé de son côté que ce qui protège le mieux le Liban, c’est encore le pacte national, qui a tenté de faire sortir le pays du rôle d’État-tampon et qui a établi le principe de la neutralité positive du pays, élaboré par le Premier ministre Riad el-Solh et qui consistait à dire que le Liban est avec les pays arabes lorsqu’ils sont unis et se tient à l’écart lorsqu’ils sont en conflit.
Le Pr Ghaleb Mahmassani a expliqué à son tour que la pluralité confessionnelle et les divergences qui en découlent empêchent l’émergence d’une révolte populaire au Liban. Le système parlementaire confessionnel préserve selon lui de la dictature, et la diversité assure une certaine démocratie. Mais si les libertés publiques sont reconnues dans la Constitution, le fait que les leaders sont devenus les représentants de leurs communautés montre aussi la fragilité du système. Il propose ensuite une série de mesures de nature à améliorer le système.
L’ancien ministre Youssef Salamé a, dans un exposé original, expliqué que le Liban est passé par plusieurs étapes d’exercice « de l’autorité de la confession dominante », d’abord les maronites, puis à partir de 2005 les sunnites, et maintenant les chiites. Selon lui, si les révolutions arabes donnent naissance à des États démocratiques et civils, le Liban devra être à la tête des pays participant à la rédaction de la charte d’une nouvelle Ligue arabe. Mais si elles devaient donner naissance à des États non laïcs, il devra éviter de se laisser entraîner dans le mouvement, en confirmant ses constantes et en élaborant une nouvelle Constitution basée sur « le principe de l’implication égalitaire de toutes les confessions dans la responsabilité du pouvoir ».
C’est sur un thème d’actualité que le Rassemblement pour l’identité et la souveraineté a choisi d’organiser une conférence au siège de l’ordre de la presse mardi. Le fondateur, l’ancien ministre Youssef Salamé, a en effet demandé à quatre orateurs de réfléchir sur le meilleur moyen de protéger l’entité libanaise au moment où souffle le vent des révoltes arabes. L’ancien ministre Youssef Takla, le père Georges Hobeika, le Pr Peter Germanos, le Pr Ghaleb Mahmassani et M. Salamé lui-même se sont succédé à la tribune, présentés par notre confrère Melhem Riachi. Un parterre de personnalités, dont l’ancien ministre Michel Pharaon, représentant le chef de l’État, et le député Kassem Hachem, représentant le président de la Chambre et le président du Conseil, ainsi que les anciens ministres...
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