M. Kellenberger s'est entretenu en Syrie avec le Premier ministre, Adel Safar et le ministre des Affaires étrangères, Walid Mouallem, indique un communiqué du CICR.
"Les discussions ont porté exclusivement sur les questions humanitaires et ont été franches", a déclaré le président du CICR, cité dans le communiqué.
"Les responsables syriens ont été réceptifs et ont convenu de donner au CICR et au Croissant-Rouge arabe syrien un large accès aux zones de troubles", indique-t-il.
Le haut responsable souligne qu'il va "surveiller de près" la façon dont les autorités syriennes "mettent en pratique" leur décision.
"Le libre accès est impératif pour évaluer la situation humanitaire et fournir une aide qui corresponde aux besoins" des populations affectées par les violences, explique-t-il.
Lors de ses entretiens avec les représentants du gouvernement syrien, M. Kellenberger a également demandé que les délégués du CICR soient autorisés à effectuer des visites aux détenus.
"Le gouvernement syrien a exprimé sa disponibilité à discuter des modalités et des conditions relatives aux visites du CICR", a déclaré le président du CICR, jugeant qu'il s'agissait d'"un premier pas en avant".
Mardi, le président syrien Bachar al-Assad a décrété une nouvelle amnistie générale portant sur tous les crimes commis avant le 20 juin, a annoncé l'agence officielle Sana.
Le 31 mai, le président Assad avait décrété une amnistie générale incluant tous les détenus politiques y compris les membres des Frères musulmans.
La répression des manifestations a fait plus de 1.300 morts parmi les civils et entraîné l'arrestation de plus de 10.000 personnes, selon des ONG syriennes.


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