La jeune femme a été décapitée au sabre samedi dans l'ouest de l'Arabie saoudite, sans que Jakarta n'ait été informée au préalable de la date de l'exécution, a indiqué le ministre, Marty Natalegawa.
"Nous ne pouvons l'accepter et nous allons fortement protester auprès du gouvernement saoudien", a déclaré le ministre, ajoutant que l'ambassadeur avait été rappelé pour consultations.
Roiaiti Beth Sabotti Sarona a été reconnue coupable d'avoir frappé à mort à l'aide d'objets contondants la Saoudienne, Khairiya bint Hamid Mijlid, a indiqué le ministère saoudien de l'Intérieur dans un communiqué cité par l'agence officielle Spa.
Le ministère n'a pas précisé la relation entre les deux femmes mais la plupart des Indonésiennes vivant en Arabie sont des domestiques.
Selon l'Agence nationale indonésienne pour le placement et la protection des travailleurs migrants, la jeune Indonésienne avait subi des insultes et s'était vu refuser la permission de quitter l'Arabie saoudite.
Amnesty International a appelé le 10 juin l'Arabie saoudite à cesser l'application de la peine de mort, en relevant une augmentation du nombre des exécutions dans le royaume ultraconservateur ces six dernières semaines. L'organisation de défense des droits de l'Homme a affirmé dans un communiqué que 27 personnes avaient été exécutées en Arabie saoudite depuis le début 2011, "le même chiffre que le total de personnes exécutées durant toute l'année 2010".
En 2009, les autorités avaient annoncé 67 exécutions, contre 102 en 2008.
Le viol, le meurtre, l'apostasie, le vol à main armée et le trafic de drogue sont passibles de la peine capitale dans cette monarchie ultra-conservatrice du Golfe, qui applique strictement la charia, la loi islamique.

