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Liban

Un sous-lieutenant découvre le plan d’attaque d’une ville et décide de s’enfuir

Ahmad a à peine 21 ans. La voie tremblottante – il n’a jamais eu affaire à des journalistes, le sous-lieutenant des forces aériennes syriennes raconte, à partir du Liban où il est venu se réfugier, comment il a décidé de déserter l’armée. C’était le jour où il a découvert, « par hasard », le plan d’attaque d’une ville dont il préfère taire le nom pour ne pas être reconnu, craignant pour sa famille qui se trouve toujours là-bas.
Ce qui l’a poussé à faire défection, c’est le fait de « voir la souffrance des citoyens que l’on massacre et le fait que l’armée est désormais utilisée pour la protection des chabbiha (les milices alaouites) et du régime Assad. Je l’ai également fait pour me protéger moi-même », dit-il lors d’un entretien.
Voici son témoignage :
« Le plan consistait à prendre d’assaut la ville, à détruire les mosquées et les dispensaires, et à arrêter les manifestants qui ont entre 16 et 40 ans, sous prétexte qu’il y a des éléments armés. Il fallait également arrêter les médecins et les ulémas des mosquées. »
« C’est à ce moment-là que j’ai décidé de déserter. J’ai pris soin de m’assurer qu’ils ne savaient pas que je connaissais le plan. J’ai fait semblant de ne rien savoir de ce qui se passait. Lorsque j’ai décidé de m’enfuir, j’ai pris une autorisation en leur laissant croire que je sortais pour un tour dans la ville même pour rencontrer un collègue à moi. Il y’avait une voiture qui m’attendait et qui m’a ramené chez moi. J’ai mis mes parents au courant, mais pas mes jeunes frères de peur qu’ils n’aillent raconter par mégarde. »
« Eux (à l’ armée), ils ne sont pas encore sûrs de ce qui m’est arrivé. J’ai parlé à des gens de l’intérieur que je connais et leur ai demandé ce qu’ils disent à mon propos. Ils m’ont raconté qu’ils pensent que j’ai été tué ou que j’ai été kidnappé par des groupes terroristes. »
« Ils sont certainement en train de me rechercher mais je crois qu’ils ne sont pas certains à cent pour cent. Ils ont des doutes. »
« Je souhaiterai de tout cœur être avec les manifestants, mais je sais en même temps que si je rentre, ils vont me tuer. »
« Les manifestations sont absolument pacifiques et les protestataires ne demandent rien qui soit infondé. Aucun des manifestants ne porte des armes, même pas des bâtons. »
« Les protestataires ont raison de demander des réformes. Il n’y a aucun mal à cela. Ils veulent juste la liberté. Toute personne a le droit de réclamer la liberté », conclut le jeune officier.
Ahmad a à peine 21 ans. La voie tremblottante – il n’a jamais eu affaire à des journalistes, le sous-lieutenant des forces aériennes syriennes raconte, à partir du Liban où il est venu se réfugier, comment il a décidé de déserter l’armée. C’était le jour où il a découvert, « par hasard », le plan d’attaque d’une ville dont il préfère taire le nom pour ne pas être reconnu, craignant pour sa famille qui se trouve toujours là-bas. Ce qui l’a poussé à faire défection, c’est le fait de « voir la souffrance des citoyens que l’on massacre et le fait que l’armée est désormais utilisée pour la protection des chabbiha (les milices alaouites) et du régime Assad. Je l’ai également fait pour me protéger moi-même », dit-il lors d’un entretien.Voici son témoignage :« Le plan consistait à...
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