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Liban

Ahdab : Cette équipe n’a pas la capacité de mener des réformes

L’ancien député Misbah Ahdab a affirmé hier que le gouvernement Mikati « n’a pas la capacité de lancer des réformes ni la crédibilité requise pour mener à bien une politique de développement. Ce que ce gouvernement laisse transparaître pour le moment n’est pas de nature à nous tranquilliser. De plus, ce gouvernement n’est pas accepté par la majorité du peuple libanais ».
« Et même si Tripoli obtient 30 ministres comme ceux-là, rien ne changera. Ces ministres étaient déjà en poste à l’époque du Premier ministre martyr Rafic Hariri et ils ont appauvri Tripoli, alors que nous avions espoir en eux. Ils n’ont pas de politique claire », a-t-il également poursuivi.
S’adressant au Premier ministre Nagib Mikati, M. Ahdab lui a demandé de « clarifier les choses quant à la manière dont le gouvernement compte interagir avec la situation qui prévaut en Syrie. Il faut qu’il y ait une position unifiée et que nous immunisions notre scène interne face à ce qui se passe en Syrie de manière à prouver notre position modérée à l’égard de ces événements. À savoir que nous ne nous ingérions pas dans les affaires intérieures de la Syrie, mais que nous accueillions les réfugiés syriens et que nous leur apportions la protection civile nécessaire conformément aux droits de l’homme ».
Puis revenant sur les incidents de Tripoli, Misbah Ahdab a rappelé que ces derniers ont éclaté en réaction à la décision des autorités de « remettre neuf citoyens syriens aux autorités syriennes ». Il a également critiqué « les positions affichées par les députés de Tripoli et le retard qu’ils ont pris pour s’occuper de la situation sécuritaire dans la ville ».
Après les armes qui ont circulé dans la ville et la mauvaise situation sécuritaire, M. Ahdab a demandé au Premier ministre de lancer une enquête « afin de préserver la crédibilité de l’armée et des Forces de sécurité intérieure que nous voulons en tant que piliers » de la sécurité.

 Fatfat, Adwan et Daher
De son côté, s’attardant sur les récentes accusations formulées par Nagib Mikati à l’encontre de l’opposition après les incidents de Tripoli, l’ancien député Ahmad Fatfat a souligné que « ce dernier sait pertinemment bien que notre opposition ne sera que pacifique et constructive, elle s’occupera des intérêts de tous les Libanais y compris ceux de ses alliés ». « Notre première réaction a été de considérer ces propos comme étant un lapsus ou fondés sur de fausses informations, et nous avons demandé une mise au point qui n’est jamais venue », a-t-il ajouté. Et de poursuivre : « Nous considérons donc ces propos comme une incitation qui peut mener à la dissension, et la dissension est plus grave que le meurtre, surtout que le ministre des Finances, Mohammad Safadi, a malheureusement répété les mêmes propos en affirmant que les événements de Tripoli sont une manière de souhaiter la bienvenue au nouveau gouvernement. »
Même son de cloche du côté du député Georges Adwan, qui a affirmé hier que les propos de Nagib Mikati n’ont aucun lien avec la réalité. Il a invité le Premier ministre à corriger ce qu’il a dit « concernant un éventuel lien entre les incidents de Tripoli et le travail de l’opposition ». « Nous sommes une équipe politique qui maîtrise l’opposition et l’exercice démocratique et serein du pouvoir », a-t-il souligné. M. Adwan est allé plus loin en demandant à l’armée de « tirer sur tous ceux qui détiennent des armes, sans exception ».
Pour sa part, le député Khaled Daher a affirmé qu’il existe « un plan tendant à saper la stabilité du Liban ». « Nous n’avons pas appelé à la tenue d’une manifestation à Tripoli vendredi dernier », a-t-il ajouté, avant de relever que « la mentalité tripolitaine est de nature à rejeter toute logique qui consiste à faire ployer les gens sous la menace des armes ». Et de conclure qu’il ne peut y avoir de véritable vie politique que « lorsque toutes les parties seront soumises à la légitimité de l’État ».
L’ancien député Misbah Ahdab a affirmé hier que le gouvernement Mikati « n’a pas la capacité de lancer des réformes ni la crédibilité requise pour mener à bien une politique de développement. Ce que ce gouvernement laisse transparaître pour le moment n’est pas de nature à nous tranquilliser. De plus, ce gouvernement n’est pas accepté par la majorité du peuple libanais ». « Et même si Tripoli obtient 30 ministres comme ceux-là, rien ne changera. Ces ministres étaient déjà en poste à l’époque du Premier ministre martyr Rafic Hariri et ils ont appauvri Tripoli, alors que nous avions espoir en eux. Ils n’ont pas de politique claire », a-t-il également poursuivi.S’adressant au Premier ministre Nagib Mikati, M. Ahdab lui a demandé de « clarifier les choses quant à la manière dont le gouvernement...
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