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Culture - Conférence De Presse

La fête de la Musique 2011 se met au diapason vert

Pour sa 11e édition libanaise, la fête de la Musique investit, le mardi 21 juin, huit scènes du centre-ville à Gemmayzé, en passant par Hamra. Avec plus de 60 groupes libanais et internationaux à l’affiche qui se présente en papier recyclé, puisque la musique se met cette année au diapason... écologique.

Au cours de la conférence de presse, de gauche à droite : MM. Daniel Panase, Raoul Nehmé, Mounir Doueidy, Denis Pietton, Mmes Angelina Eichhorst et Anne-Marie Afeiche. (Michel Sayegh)

Organisée par la Mission culturelle française au Liban pour la 11 année, cette manifestation (lancée en 1982 par Jack Lang et devenue le plus grand événement musical et populaire gratuit non seulement en France, mais aussi dans de nombreuses villes à travers le monde) est placée sous le patronage du ministère de la Culture, en collaboration avec l’Union européenne, Solidere, le Basement, l’Association de développement de Gemmayzé, du Festival de Hamra et l’École de musique Ghassan Yammine.
Couleurs vertes donc pour la fête de la Musique 2011. Car, outre les programmes et autres «flyers» en papier recyclé, cette 11e édition se distingue par son partenariat avec l’ONG Jouzour Loubnan, dont la mission est, comme son nom le suggère un peu, d’augmenter la surface forestière du Liban.
«2011 a été déclarée année internationale de la forêt par les Nations unies», a rappelé l’ambassadeur de France Denis Pietton lors d’une conférence de presse tenue à cette occasion à la place Ajami, dans les Souks de Beyrouth. «Cet événement donnera l’occasion d’une campagne de sensibilisation à l’environnement avec des projections photo, des messages ciblés sur l’urgence de renforcer les initiatives visant à promouvoir la gestion durable, la préservation et le développement des forêts au Liban», a poursuivi le diplomate qui s’exprimait en présence de la chef de la Délégation de l’Union européenne au Liban, Angelina Eichhorst; de l’ambassadeur de Roumanie, Daniel Panase; de la représentante du ministère de la Culture, Anne-Marie Afeiche; de Mounir Doueidy, directeur général de Solidere, et de Raoul Nehmé, président de Jouzour Loubnan.
Concernant la programmation «internationale aux accents rock, folk teintés de jazz», l’ambassadeur de France a cité un groupe français, «Les Blérôts de Ravel», un groupe franco-libanais, «Nahas Project», un duo libano-suisse, «Samar», la chanteuse roumaine Dana Dragomir et le musicien anglais Soweto Kinch. Mais la grande part revient sans doute aux artistes libanais, avec des jeunes pousses ou des talents verts (puisqu’il s’agit de la teinte adoptée), comme Stephy Sfeir, ou encore Lazy Lung, Youmna Saba ou The Incompetents.
Denis Pietton a tenu, pour conclure, à exprimer ses vifs remerciements aux nombreux partenaires et sponsors de cette édition, citant, outre Jouzour Loubnan, la Délégation de l’Union européenne, le réseau européen Eunic, l’ambassade de Suisse, le Centre culturel roumain, le British Council, Total Liban, qui célèbre ses 60 ans cette année.
Prenant à son tour la parole, la chef de la Délégation de l’Union européenne au Liban, Angelina Eichhorst, a indiqué: «Pour l’UE, participer à la fête de la Musique au Liban, c’est offrir au public libanais un rendez-vous planétaire et une manifestation musicale de qualité, aux rythmes et aux genres variés.» «Voici la concrétisation de notre volonté de dialogue grâce à ce rassemblement autour de la musique, a-t-elle ajouté, qui fait souvent beaucoup plus que tous les grands discours pour transmettre ce que les hommes et les femmes – de toutes origines et de toutes cultures – ont en commun.»
Raoul Nehmé, de Jouzour Loubnan, a rappelé, quant à lui, la mission de l’ONG qu’il préside: «Contribuer à la restauration de la couverture forestière en boisant essentiellement des régions arides. C’est notre petite contribution pour ramener un peu de musique dans le silence de nos montagnes qui se désertifient...»
Mais comment? «Il faut bien sûr planter des arbres. Mais cela ne suffit pas. Il faut s’en occuper comme des bébés jusqu’à ce qu’ils deviennent autonomes. Il faut aussi aider les communautés locales à protéger, gérer et promouvoir cette richesse. Il faut également sensibiliser les jeunes générations à la sauvegarde et à la restauration de l’environnement et de ses ressources naturelles. D’où notre présence aujourd’hui à la fête de la Musique.»
De 2008 à 2010, Jouzour Loubnan a mené de multiples campagnes de sensibilisation et a planté en 3 ans plus de 32000 arbres à Ouyoun el-Siman, Kfardebian, Chabrouh, Faraya, Aynata au Sud-Liban, Ehmej, Akoura, Tarchich. Et compte planter 35000 arbres en 2011.
Pour conclure, Nehmé a repris un proverbe grec: «Une société est civilisée quand ses hommes âgés plantent des arbres à l’ombre desquels ils savent qu’ils ne s’assiéront
jamais.»
Organisée par la Mission culturelle française au Liban pour la 11 année, cette manifestation (lancée en 1982 par Jack Lang et devenue le plus grand événement musical et populaire gratuit non seulement en France, mais aussi dans de nombreuses villes à travers le monde) est placée sous le patronage du ministère de la Culture, en collaboration avec l’Union européenne, Solidere, le Basement, l’Association de développement de Gemmayzé, du Festival de Hamra et l’École de musique Ghassan Yammine. Couleurs vertes donc pour la fête de la Musique 2011. Car, outre les programmes et autres «flyers» en papier recyclé, cette 11e édition se distingue par son partenariat avec l’ONG Jouzour Loubnan, dont la mission est, comme son nom le suggère un peu, d’augmenter la surface forestière du Liban. «2011 a été déclarée...
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