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Moyen Orient et Monde - Yémen

Nouveaux combats violents à Zinjibar

Les « Jeunes de la révolution » veulent imposer un Conseil intérimaire de transition.
De nouveaux combats ont opposé, dans la nuit de dimanche à lundi, des soldats yéménites et des combattants présumés d’el-Qaëda à Zinjibar, dans le sud du Yémen, où l’armée a perdu plus de 140 hommes en deux semaines, selon des sources militaires. Ces combattants qui se réclament d’une organisation inconnue, les Partisans de la charia, ont pris le 29 mai sans coup férir la ville de Zinjibar, chef-lieu de la province d’Abyane où el-Qaëda est bien implantée, à l’exception d’une brigade mécanisée dont ils encerclent la base dans la ville. Un militaire a été tué et neuf autres blessés lors de ces violents combats, ont précisé les sources militaires. Une soixantaine de combattants présumés d’el-Qaëda auraient été tués depuis la chute de Zinjibar aux mains des hommes armés, d’après des estimations de source militaire.
Une vague de violences secoue le Yémen alors que le régime du président Ali Abdallah Saleh, un allié des États-Unis dans la lutte antiterroriste, vacille. M. Saleh agite le spectre de la menace d’el-Qaëda après son départ, mais ses opposants l’accusent de manipuler les islamistes extrémistes.
Pour leur part, les « Jeunes de la révolution » veulent imposer un Conseil intérimaire pour hâter la transition à la tête de l’État. « Des concertations sont en cours pour former un Conseil présidentiel intérimaire, dont la composition pourrait être annoncée dès la fin de la semaine », a déclaré hier Mohammad al-Assal, membre du comité d’organisation des « Jeunes de la révolution ». « Les membres du Conseil seront choisis parmi des personnalités politiques, des opposants, des dignitaires tribaux ou des parlementaires, dont les noms ont été proposés dans les provinces », a ajouté M. Assal sans révéler leur identité. Le projet d’un Conseil fait son chemin alors que le vice-président, Abed Rabbo Mansour Hadi, une personnalité de consensus qui assure l’intérim selon la Constitution, peine à exercer le pouvoir, « accaparé par les fils de Saleh », a affirmé le porte-parole de l’opposition parlementaire, Mohammad Qahtan. Les jeunes protestataires ont sommé M. Mansour Hadi de se prononcer « dans les 24 heures » sur sa disposition à « participer au Conseil transitoire ». Passé ce délai, « nous travaillerons avec toutes les forces politiques pour former le Conseil » pour une transition « n’excédant pas neuf mois », ont-ils dit.
Toutefois, M. Mansour Hadi a rencontré des représentants de l’opposition parlementaire et les deux parties ont convenu de calmer la situation, selon M. Qahtan. « On s’est mis d’accord pour calmer la situation, tant au niveau sécuritaire qu’au niveau des campagnes médiatiques, ce qui constitue un premier pas pour relancer le processus politique et pour répondre aux aspirations du peuple, représenté par ses différentes forces politiques, sociales, civiques et ses jeunes », a déclaré M. Qahtan.
Par ailleurs, les autorités yéménites ont arrêté plusieurs personnes soupçonnées d’avoir trempé dans une tentative d’assassinat du président Saleh, a rapporté hier le quotidien al-Methak. Les suspects font actuellement l’objet d’interrogatoires, précise le journal du parti au pouvoir, sans fournir d’autres précisions.
(Source : agences)
De nouveaux combats ont opposé, dans la nuit de dimanche à lundi, des soldats yéménites et des combattants présumés d’el-Qaëda à Zinjibar, dans le sud du Yémen, où l’armée a perdu plus de 140 hommes en deux semaines, selon des sources militaires. Ces combattants qui se réclament d’une organisation inconnue, les Partisans de la charia, ont pris le 29 mai sans coup férir la ville de Zinjibar, chef-lieu de la province d’Abyane où el-Qaëda est bien implantée, à l’exception d’une brigade mécanisée dont ils encerclent la base dans la ville. Un militaire a été tué et neuf autres blessés lors de ces violents combats, ont précisé les sources militaires. Une soixantaine de combattants présumés d’el-Qaëda auraient été tués depuis la chute de Zinjibar aux mains des hommes armés, d’après des...
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