Palin touchant un homard lors de sa visite au New Hampshire. Brian Snyder/Reuters
La plupart des courriels concernent la gestion de son administration au jour le jour et sont rédigés dans le style très familier qui plaît à ses supporters et suscite l’ironie de ses détracteurs. De nombreux passages ont été effacés pour protéger la vie privée ou des secrets de l’administration. Quelque 2 400 pages sont également retenues, les avocats de l’Alaska ayant estimé qu’elles contenaient trop d’informations. Les courriels n’ont jusqu’ici livré aucune révélation majeure. Le 4 août 2008, quelques semaines avant de devenir la candidate républicaine à la vice-présidence, Sarah Palin a jugé que le candidat démocrate Barack Obama avait « fait un très bon discours » sur l’énergie. Elle réagissait à une intervention dans laquelle Barack Obama estimait que la montée des prix à la pompe à essence justifiait la nécessité d’effectuer des forages pétroliers et de gaz à grande profondeur au large des côtés américaines, idée à laquelle il était opposé jusqu’alors.
D’autres courriels montrent que Sarah Palin a fait l’objet de menaces de mort quelques semaines ou mois après avoir été désignée comme colistière de John McCain à l’élection présidentielle. « Elle n’a pas adhéré à la NRA (le puissant lobby américain des armes, NDLR) pour soutenir le droit de chaque citoyen à détenir des armes afin de se défendre, mais plutôt pour appuyer le droit de chaque citoyen blanc du Sud à tirer en toute légalité sur tous ceux qui ne sont pas blancs », est-il écrit dans un courriel qui lui a été adressé par un détracteur. « Sarah Palin doit être tuée », est-il ajouté dans ce email consulté par le Los Angeles Times.
(Source : agences)

