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Moyen Orient et Monde - Conflit

L’opposition yéménite presse le CCG d’assurer une transition rapide

Le vice-président refuse de dialoguer avec les contestataires.
« Que nos frères du Golfe adoptent une position ferme et décisive pour un transfert immédiat et pacifique du pouvoir au vice-président », Abd Rabbo Mansour Hadi, qui assure l’intérim du chef de l’État yéménite selon la Constitution, a déclaré hier le porte-parole de l’opposition yéménite, Mohammad Qahtani. « Le temps ne joue pas en faveur de la stabilité du Yémen », a averti M. Qahtani. Une telle intervention « va permettre aux Yéménites de se rassembler autour du vice-président pour appliquer les autres clauses du plan du CCG et sortir le pays de sa tragédie », a-t-il ajouté. Il a espéré une action rapide pour que « les Yéménites ne soient pas amenés à se ranger derrière les jeunes » protestataires qui prônent la formation d’un Conseil présidentiel intérimaire pour gérer les affaires du pays après « la mort », selon eux, de l’initiative du CCG.
Les monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG), dont les ministres se réuniront mardi à Riyad, avait suspendu le 23 mai une médiation dans la crise yéménite au lendemain du refus du président contesté Ali Abdallah Saleh de parapher un accord sur une transition du pouvoir. Ce refus a plongé le Yémen dans une vague de violences et M. Saleh a été blessé dans une attaque contre le palais présidentiel à Sanaa avant d’être hospitalisé en Arabie saoudite.
M. Hadi a toutefois refusé hier de discuter avec l’opposition, selon plusieurs personnalités de l’opposition. « Il s’est justifié en se disant occupé à gérer la crise du carburant et le cessez-le-feu, ainsi que la sécurité dans les provinces », a assuré une de ces sources.
Par ailleurs, cinq personnes ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête sur l’attentat dont a été victime le 3 juin M. Saleh, ont indiqué des sources diplomatiques. Une cinquantaine de personnes ont été interrogées dans le cadre de l’enquête, ont précisé ces sources jointes par téléphone depuis Dubaï.
Toujours hospitalisé, aucun bulletin de santé ni aucune image de lui n’ont été publiés depuis son intervention, donnant lieu à tout genre de spéculations. « Selon les informations dont nous disposons, l’état de santé du président Saleh est toujours mauvais, principalement parce qu’il souffre de problèmes pulmonaires et de difficultés respiratoires », a déclaré une source yéménite en Arabie saoudite, sous le couvert de l’anonymat. Mais les autorités yéménites ont assuré que M. Saleh se rétablissait rapidement.
Sur le terrain, trois militaires, dont un colonel, et quatre combattants présumés d’el-Qaëda ont été tués hier dans des combats à Zinjibar, dans la province d’Abyane, fief du réseau extrémiste dans le sud du Yémen, a-t-on appris de sources militaires et médicales. Samedi, dix soldats et 21 combattants d’el-Qaëda avaient été tués dans des accrochages dans la province d’Abyane, avait annoncé le ministère de la Défense.
(Source : agences)
« Que nos frères du Golfe adoptent une position ferme et décisive pour un transfert immédiat et pacifique du pouvoir au vice-président », Abd Rabbo Mansour Hadi, qui assure l’intérim du chef de l’État yéménite selon la Constitution, a déclaré hier le porte-parole de l’opposition yéménite, Mohammad Qahtani. « Le temps ne joue pas en faveur de la stabilité du Yémen », a averti M. Qahtani. Une telle intervention « va permettre aux Yéménites de se rassembler autour du vice-président pour appliquer les autres clauses du plan du CCG et sortir le pays de sa tragédie », a-t-il ajouté. Il a espéré une action rapide pour que « les Yéménites ne soient pas amenés à se ranger derrière les jeunes » protestataires qui prônent la formation d’un Conseil présidentiel intérimaire pour gérer les affaires...
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