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Moyen Orient et Monde - Turquie

Erdogan accuse Maher el-Assad d’« atrocités »

Plus de 3 000 Syriens se sont réfugiés près de la frontière syro-turque ;
Ankara préparé « au pire scénario ».
Ankara a accusé Maher el-Assad, responsable des forces de sécurité syriennes, « d'atrocités » et qualifié la répression des protestataires syriens d'« inacceptable », au moment où les violences qui se poursuivent dans ce pays entraînent la fuite vers la Turquie de nouveaux réfugiés. « J'ai parlé à M. (Bachar) Assad il y a quatre ou cinq jours... Mais ils (les Syriens) sous-estiment la situation... », a déclaré le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, dans une interview télévisée jeudi soir, a rapporté hier l'agence de presse Anatolie. « Je dis ça clairement et ouvertement : son frère (Maher el-Assad) ne se comporte pas humainement. Et il recherche la sauvagerie », a-t-il ajouté. « Par nécessité, cela met le Conseil de sécurité des Nations unies en marche. Il y a des préparations en cours. Dans ce contexte, la Turquie ne peut pas continuer de défendre la Syrie », a-t-il prévenu.
M. Erdogan, qui a souvent déclaré qu'il était un « ami » du président Assad, a demandé à plusieurs reprises des réformes urgentes en Syrie, face à la contestation sans précédent dans ce pays. Mais il n'a pas réclamé le départ du dirigeant syrien. Il a répété que son pays laisse ses frontières ouvertes aux réfugiés syriens, mais il a ajouté : « Jusqu'où cela va-t-il continuer ? » « Nous n'avons pas de problèmes d'hébergement ou d'approvisionnements... Jusqu'à présent, les arrivées ne dépassent pas, et de loin, nos capacités », a-t-il ajouté, précisant que la Turquie n'a pas besoin d'aide extérieure. Le président Abdullah Gül a déclaré pour sa part que les autorités militaires et civiles de son pays se préparent « au pire scénario ». « Malheureusement, il est clair que les choses n'évoluent pas dans la bonne direction », a-t-il dit.
Plus de 3 000 Syriens sont maintenant réfugiés en Turquie, hébergés dans trois villages de tentes dans la province de Hatay, a annoncé hier un responsable gouvernemental turc. Les réfugiés, pour la plupart des personnes âgées et des enfants, sont accueillis par les gendarmes turcs et transportés dans les camps ou les hôpitaux. Environ 60 personnes sont hospitalisées, a-t-il dit. La plupart des réfugiés ont été installés dans un village de tentes à Yayladagi. Le Croissant-Rouge a commencé à construire deux autres camps, à Altinozu et Boynuyogun, pour respectivement 4 000 et 5 000 personnes, selon des secouristes locaux. La plupart de ces réfugiés ont fui la ville de Jisr el-Choughour, à environ 40 km de la Turquie, où les forces de sécurité ont mené des opérations de ratissage ces derniers jours.
La Turquie, qui entretient de bonnes relations avec la Syrie, avec laquelle elle partage une frontière de plus de 800 km, est dans une situation inconfortable depuis le début de la crise syrienne. Elle redoute un chaos politique dans ce pays, un afflux massif de réfugiés sur son sol et la déstabilisation de sa frontière. Des communautés kurdes sont présentes de chaque côté, et une situation anarchique en Syrie pourrait favoriser les opérations des rebelles du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) contre les forces turques.
(Source : agences)
Ankara a accusé Maher el-Assad, responsable des forces de sécurité syriennes, « d'atrocités » et qualifié la répression des protestataires syriens d'« inacceptable », au moment où les violences qui se poursuivent dans ce pays entraînent la fuite vers la Turquie de nouveaux réfugiés. « J'ai parlé à M. (Bachar) Assad il y a quatre ou cinq jours... Mais ils (les Syriens) sous-estiment la situation... », a déclaré le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, dans une interview télévisée jeudi soir, a rapporté hier l'agence de presse Anatolie. « Je dis ça clairement et ouvertement : son frère (Maher el-Assad) ne se comporte pas humainement. Et il recherche la sauvagerie », a-t-il ajouté. « Par nécessité, cela met le Conseil de sécurité des Nations unies en marche. Il y a des préparations en...
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