À l'issue de la visite, MM. Abdallah et Marouni ont tenu une conférence de presse au cours de laquelle ils ont exprimé des points de vue convergents quant à la situation des Palestiniens au Liban et à leurs droits.
Ainsi, Abdallah Abdallah a affirmé que les Palestiniens tenaient à rester « en phase » avec les Libanais sur une terre qui les a accueillis « depuis maintenant 63 ans », et que de nombreux sujets devaient être discutés, notamment ceux qui relèvent « du quotidien des gens », faisant état de « difficultés » dans les camps, qu'il impute en partie à la communauté internationale qu'il a pressée « d'honorer ses engagements ».
Il a également fait remarquer qu'il est de la responsabilité des Palestiniens, qui sont au Liban « momentanément », de « savoir maintenir de bonnes relations avec les Libanais » et de coordonner avec eux de manière à préserver la paix et la souveraineté, insistant sur « certains droits élémentaires » humains, et notamment celui de mener « une vie normale » dans le pays, non comme des étrangers, mais comme des personnes qui participent à la vie du pays hôte « tout en préservant les droits et les intérêts des deux parties ».
De son côté, M. Marouni a rappelé que la cause palestinienne « fait partie de l'histoire du Liban » et que ce dernier a payé « le prix fort » pour que les Palestiniens puissent regagner leur terre. Concernant les droits des Palestiniens, il a assuré qu'ils devraient « jouir des mêmes droits que les citoyens libanais » au niveau de la couverture maladie et des droits à l'enseignement, leur contestant uniquement le droit de « devenir propriétaires », en harmonie avec « notre refus de l'implantation », a-t-il expliqué. Le député de Zahlé a rappelé aussi la nécessité d'appliquer la décision de « supprimer les armes en dehors des camps », décision prise à l'unanimité autour de la table de dialogue, et plus généralement, a-t-il enchaîné, « en finir avec les armes illégales, libanaises ou étrangères ».

