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Moyen Orient et Monde - Libye

Kadhafi affirme qu’il ne se soumettra pas et appelle à la résistance

L'OTAN mène ses raids les plus violents sur la capitale.
Mouammar Kadhafi a affirmé hier qu'il ne se soumettra pas et a appelé le peuple à la résistance, dans un message audio diffusé par la télévision libyenne. « Je suis à proximité des bombardements mais je résiste toujours », a-t-il assuré. Le colonel Kadhafi a appelé à une « marche d'un million » vers les zones rebelles dans l'est ou les montagnes berbères au sud-ouest de la capitale. « N'ayez pas peur! En avant, en avant », a-t-il lancé à l'adresse du « peuple libyen ». « Vos avions et les bandes armées que vous soutenez ne nous arrêteront pas dans notre marche pour libérer notre pays », a-t-il encore déclaré dans son message de neuf minutes. À Washington, M. Obama s'est montré plus menaçant : « Kadhafi doit quitter le pouvoir et le rendre aux Libyens, et la pression ne fera que s'intensifier jusqu'à ce qu'il le fasse. » « Nous continuons à faire pression sur le régime en limitant la capacité de Kadhafi à donner des ordres à travers ses centres de commandement », a expliqué pour sa part un porte-parole de l'OTAN, Mike Bracken, assurant que les milliers de raids de l'Alliance atlantique avaient « considérablement affaibli » le régime.
Pendant ce temps, les raids aériens sur Tripoli se sont succédé dans la matinée, puis dans l'après-midi et juste après la diffusion du message de M. Kadhafi, avec plus d'une vingtaine de puissantes explosions. Ces bombardements ont détruit plusieurs bâtiments de la résidence du dirigeant dans le centre de la capitale.
Le régime a en outre enregistré une nouvelle défection hier : el-Amin Manfur, ministre du Travail, en déplacement à Genève, a annoncé son soutien à la rébellion et proposé ses services au Conseil national de transition (CNT).
Dans ce contexte, l'envoyé spécial de l'ONU Adbel-Ilah el-Khatib est arrivé hier à Tripoli pour une visite qui n'avait pas été annoncée. Il s'était déjà rendu mi-mai à Tripoli pour plaider en faveur d'un cessez-le-feu et d'un accès à l'aide humanitaire dans les villes frappées par les combats.
À Benghazi, l'envoyé spécial du Kremlin, Mikhaïl Marguelov, a rappelé la nouvelle position de Moscou : « Nous croyons que Kadhafi a perdu sa légitimité dès la première balle qui a tué un innocent. » Il a aussi affirmé la volonté de Moscou de jouer un rôle d'intermédiaire pour faciliter le dialogue entre le régime du colonel Kadhafi et les rebelles. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a cependant précisé que son pays ne cherchait pas à « endosser le rôle principal » de médiateur dans le conflit en Libye, en estimant que ce rôle revenait à l'Union africaine (UA).
La Chine, qui a d'importants intérêts économiques en Libye, a également fait son entrée sur la scène diplomatique libyenne. Le chef de la diplomatie libyenne, Abdelati el-Obeïdi, s'est rendu hier en Chine pour évoquer une solution politique alors que des diplomates chinois sont arrivés à Benghazi pour y rencontrer des membres du CNT.
Pour la France, qui parlait jusqu'à présent du CNT comme « son interlocuteur politique légitime » en Libye, la rébellion est désormais la seule « autorité gouvernementale » en Libye, une formulation juridique du chef de la diplomatie française Alain Juppé qui pourrait faciliter le dégel d'avoirs libyens au profit des rebelles.
Sur le plan humanitaire, un bateau libyen en provenance de Benghazi est arrivé lundi au port tunisien de Sfax avec 24 blessés et une équipe de médecins à bord. Quelque 6 850 réfugiés fuyant les violences en Libye ont franchi la frontière tunisienne entre lundi et mardi matin, selon les autorités tunisiennes. Une crise de l'aide humanitaire est imminente en Libye alors que le conflit se poursuit et que les sanctions prises par plusieurs pays produisent leurs effets, a averti pour sa part le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).
Au plan des sanctions économiques, l'Union européenne a décrété hier des sanctions, avec gel des avoirs, contre six autorités portuaires libyennes contrôlées par le régime, en raison de « la gravité de la situation dans le pays », a annoncé l'UE dans un communiqué.
Enfin, sur le plan judiciaire, la fille de M. Kadhafi, Aïcha Kadhafi, a porté plainte hier contre l'OTAN devant la justice belge pour « crimes de guerre », après un raid qui avait tué le 30 avril le plus jeune fils et trois petits-enfants du dirigeant libyen.
(Source : AFP)
Mouammar Kadhafi a affirmé hier qu'il ne se soumettra pas et a appelé le peuple à la résistance, dans un message audio diffusé par la télévision libyenne. « Je suis à proximité des bombardements mais je résiste toujours », a-t-il assuré. Le colonel Kadhafi a appelé à une « marche d'un million » vers les zones rebelles dans l'est ou les montagnes berbères au sud-ouest de la capitale. « N'ayez pas peur! En avant, en avant », a-t-il lancé à l'adresse du « peuple libyen ». « Vos avions et les bandes armées que vous soutenez ne nous arrêteront pas dans notre marche pour libérer notre pays », a-t-il encore déclaré dans son message de neuf minutes. À Washington, M. Obama s'est montré plus menaçant : « Kadhafi doit quitter le pouvoir et le rendre aux Libyens, et la pression ne fera que s'intensifier...
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