Les résultats négatifs d'analyses se succèdent et rendent la tâche des scientifiques allemands, qui traquent l'origine de cette souche particulièrement virulente et résistante de bactérie E.coli ou Eceh, toujours plus incertaine. En outre, le temps qui passe rend de plus en plus difficile la recherche de l'origine de la bactérie, a indiqué hier un médecin de l'Organisation mondiale de la santé à Copenhague. « Il est tout à fait possible que nous ne trouvions pas la source », a reconnu, hier également, dans le quotidien populaire Bild, Gert Lindemann, le ministre de l'Agriculture de Basse-Saxe. Les tâtonnements et affirmations parfois apparemment contradictoires des autorités allemandes ont provoqué la colère du commissaire européen à la Santé, John Dalli.
Par ailleurs, un cas d'infection par la bactérie Eceh a été confirmé hier aux États-Unis chez un Américain qui s'est récemment rendu en Allemagne, tandis que trois de ses compatriotes étaient toujours en observation. Le patient a été hospitalisé dans le Massachusetts. Il présentait des symptômes d'insuffisance rénale et d'un syndrome hémolytique et urémique.
Parallèlement, l'embargo décrété par la Russie sur les légumes européens en raison de l'épidémie bactérienne pourrait être levé au cas par cas, État par État, a affirmé hier l'ambassadeur russe auprès de l'UE à deux jours d'un sommet UE-Russie. « La Russie n'a pas l'intention de maintenir son embargo pour toujours », a assuré Vladimir Chijov. Mais, a-t-il ajouté, l'Union européenne doit donner des assurances à la Russie quant à la sécurité de ses produits. « Malheureusement, à ce stade, nous ne savons pas où et comment est apparue cette bactérie... et les gens continuent à mourir », a-t-il noté. « Je peux certainement comprendre les griefs des agriculteurs de l'UE et je compatis, mais vous pouvez certainement comprendre qu'aucune perte matérielle n'est comparable à la perte de vie humaine », a insisté M. Chijov.
(Source : AFP)

