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Liban

Une délégation iranienne d’importance en tournée à la frontière libanaise

L’ancien président de la Chambre iranien Gholamali Haddad Adel (au centre) brandissant le drapeau palestinien à Kfar Kila, entouré de l’ambassadeur d’Iran au Liban Ghadanfar Rokon Abadi et du cheikh Gholamreza Mesbahi Moghaddam.  Karamallah Daher/Reuters

Le Sud-Liban n'a pas connu de troubles notoires, hier, au cours de la journée de la commémoration de la naksa, mais on y a noté une activité, qui, sans être ostentatoire, reste d'une importance non négligeable.
Ainsi, une délégation iranienne, menée par un représentant du guide suprême iranien Ali Khamenei, y a effectué une tournée, à la frontière entre le Liban et Israël. Gholam Ali Haddad Adel, président de la commission culturelle au sein du Parlement iranien, a fait le tour de la frontière, en passant par les localités de Adayssé, de Kfar Kila et de Maroun el-Ras, en compagnie du président de la commission de développement économique Mosbahi Mokaddam et de l'ambassadeur iranien Ghadanfar Abadi.
« L'Iran soutient la résistance en Palestine et au Liban », a déclaré M. Haddad Adel qui a ajouté que le but de cette visite est de dire aux Libanais et aux Palestiniens que l'Iran est à leur côté et qu'il appuie leur droit à vivre dans un État libre, ainsi que « leur lutte pour reconquérir leur terre ».
De leur côté, le Hezbollah ainsi que le parti Amal se sont réunis à Nabatiyeh, à l'occasion de la naksa qui coïncide cette année avec la date du début de l'invasion israélienne de 1982, et ils ont publié un communiqué conjoint dans lequel ils ont considéré que la résistance représente toujours « un besoin national et patriotique », à l'ombre des agressions répétées de l'État hébreu, de « ses projets néfastes contre le Liban et la région », et notamment « de son acharnement sur les Palestiniens dont ils occupent la terre ».
Le communiqué a dénoncé « le projet américano-sioniste » qui cherche à « anéantir » la résistance, ainsi que toutes les nations qui la soutiennent, à commencer par « la Syrie, pays frère », afin de « protéger Israël » qui reste impuni en dépit de la violation des lois et des résolutions de l'ONU.
Les présents ont également rejeté « les attaques » dont le président de la Chambre fait l'objet de la part du camp du 14 Mars, qui cherche à « maintenir le pays dans une logique de société privée, au-delà des lois et des institutions ».
Pour la date de l'invasion de 1982, les Mourabitoune ont également salué les citoyens libanais qui ont résisté contre Israël, dénonçant « le terrorisme politique de Feltman sur les autorités libanaises ».
Au Sud toujours, des responsables de partis libanais et palestiniens ont répondu à l'appel du Courant de la résistance et du Mouvement international laïc, en organisant un rassemblement à l'est des fermes de Chebaa, à 800 m des barbelés installés par l'armée libanaise pour empêcher l'accès des foules qui voulaient y manifester à l'occasion de la naksa.
Jamil Daher, représentant le Courant de la résistance, a appelé les forces palestiniennes et tous les résistants à s'unir autour du projet d'un « front résistant arabe pour libérer la terre de Palestine » et consolider l'unité du peuple, sans quoi, a-t-il averti, « il n'y aura pas de stabilité ».
Répondant plus tard au député baassiste Kassem Hachem qui avait dit que le rassemblement à l'entrée de Chebaa ne représentait que « quelques commerçants saisonniers », Jamil Daher s'est insurgé en rappelant au député son rôle prépondérant dans la résistance contre Israël, depuis 1982 jusqu'au jour d'aujourd'hui.

Alerte maximale
Signalons que le correspondant du site d'informations www.nowlebanon.com a rapporté que des soldats de l'armée libanaise ont arrêté 20 Palestiniens dans la région de Adayssé, des réfugiés qui s'étaient enfuis de leur camp et qui avaient passé la nuit dans les champs, en emportant avec eux des drapeaux palestiniens. L'armée libanaise a veillé à ramener les jeunes gens dans leur camp autour de midi hier.
Il est à noter que ces jeunes Palestiniens avaient réussi à tromper la vigilance des soldats de l'armée libanaise autour du sud du Litani, en dépit de patrouilles intensifiées de la Finul, du déploiement exceptionnel de la troupe et de barrages de l'armée tout au long de la route côtière, de Zahrani à Naqoura, et jusqu'au sud du Litani.
Du côté israélien, l'armée de l'État hébreu était en état d'alerte maximale et les soldats étaient déployés dans les champs en face de la porte de Fatmé, en plus de patrouilles incessantes sur la route en face de la frontière avec le Liban et d'avions qui survolaient la région de Bint Jbeil.
Enfin, on a appris qu'en fin de matinée, hier, une patrouille israélienne de 12 soldats a traversé la ligne bleue au niveau de la localité de Kfarchouba, au niveau de la porte de Hassan. Les soldats ont pénétré de 50 mètres dans les terres libanaises et des véhicules sont entrés dans les fermes de Chebaa pour ne quitter les lieux que vers 18h 40.
L'armée libanaise a pris les mesures nécessaires sur le terrain et elle suit l'affaire, en coordination avec les Casques bleus.

Le Sud-Liban n'a pas connu de troubles notoires, hier, au cours de la journée de la commémoration de la naksa, mais on y a noté une activité, qui, sans être ostentatoire, reste d'une importance non négligeable. Ainsi, une délégation iranienne, menée par un représentant du guide suprême iranien Ali Khamenei, y a effectué une tournée, à la frontière entre le Liban et Israël. Gholam Ali Haddad Adel, président de la commission culturelle au sein du Parlement iranien, a fait le tour de la frontière, en passant par les localités de Adayssé, de Kfar Kila et de Maroun el-Ras, en compagnie du président de la commission de développement économique Mosbahi Mokaddam et de l'ambassadeur iranien Ghadanfar Abadi. « L'Iran soutient la résistance en Palestine et au Liban », a déclaré M. Haddad Adel qui a ajouté que le but...
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