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Moyen Orient et Monde - Reportage

Premier débat entre candidats à la présidentielle égyptienne

Les deux principaux aspirants, Amr Moussa et Abdel Moneim Aboul Foutouh, ont brillé par leur absence.
Pour un pays où la politique a été caractérisée pendant des décennies par l'arrogance et la vantardise, le premier débat entre des candidats à la présidence égyptienne s'est révélé particulièrement calme et courtois. Si courtois que des candidats ont obligé les organisateurs à abandonner le format de débat et à permettre à chacun d'entre eux de répondre à des questions préparées à l'avance, sans avoir à faire face à un opposant. Mais cet événement, retransmis en direct à la télévision depuis un hôtel du Caire, est ce que l'Égypte a connu de plus ressemblant à un débat intellectuel entre des hommes - la seule candidate, Bouthaina Kamel, n'est pas venue - voulant diriger le pays.
Le premier à parler a été Aymane Nour, un ancien député qui avait défié Hosni Moubarak à la présidentielle de 2005 et s'était retrouvé peu après en prison après un procès controversé pour fraude et falsification de documents, des accusations qu'il a toujours niées. Cette fois, le défi du volubile candidat libéral a été de répondre à un maximum de questions avant qu'un organisateur ne tire une sonnette pour marquer la fin du temps qui lui était imparti.
Cela a ensuite été le tour de l'ancien député de gauche, Hamdine Sabahi, qui a promis de cesser l'exportation de gaz vers Israël s'il était élu. Il a été suivi par un ancien chef d'état-major de l'armée, Magdi Hatata, dont les réponses sont restées pour le moins laconiques - déformation professionnelle, a-t-il expliqué. Le magistrat réformiste Hicham Bastawissi a été le dernier à s'exprimer.
Les deux principaux candidats, le chef sortant de la Ligue arabe Amr Moussa et l'islamiste Abdel Moneim Aboul Foutouh, ont quant à eux brillé par leur absence.
Tous les candidats ont affirmé qu'ils s'opposaient à un État théocratique et qu'ils étaient favorables à un système démocratique, mélange d'un système présidentiel et parlementaire. Tous les candidats ont en outre promis un réexamen de l'accord de paix avec Israël et une amélioration des relations de l'Égypte avec l'Iran. L'Égypte a été le premier pays à signer la paix avec Israël en 1979, mais l'État hébreu reste très impopulaire parmi les Égyptiens, qui critiquent sa politique envers les Palestiniens.
(Source : AFP)
Pour un pays où la politique a été caractérisée pendant des décennies par l'arrogance et la vantardise, le premier débat entre des candidats à la présidence égyptienne s'est révélé particulièrement calme et courtois. Si courtois que des candidats ont obligé les organisateurs à abandonner le format de débat et à permettre à chacun d'entre eux de répondre à des questions préparées à l'avance, sans avoir à faire face à un opposant. Mais cet événement, retransmis en direct à la télévision depuis un hôtel du Caire, est ce que l'Égypte a connu de plus ressemblant à un débat intellectuel entre des hommes - la seule candidate, Bouthaina Kamel, n'est pas venue - voulant diriger le pays.Le premier à parler a été Aymane Nour, un ancien député qui avait défié Hosni Moubarak à la présidentielle de 2005 et...
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