Des atomes d’antimatière ont finalement été piégés
OLJ /
le 06 juin 2011 à 00h09
Des atomes d'antimatière, de l'antihydrogène, ont été piégés pendant plus de 16 minutes, lors d'une expérience réalisée au Centre européen de recherches nucléaires (CERN) à Genève, qui devrait faciliter l'étude de l'antimatière, selon une étude publiée hier. « Nous pouvons piéger des atomes d'antihydrogène pendant 1 000 secondes », un temps « assez long pour commencer à les étudier », explique Jeffrey Hangst (Université d'Aarhus, Danemark) au nom des participants à l'expérience Alpha du CERN. Matière « miroir » de celle que nous connaissons, l'antimatière reste difficile à observer car tout atome d'antimatière s'annihile au contact de la matière en produisant une énorme quantité d'énergie. Un atome d'hydrogène est formé d'un proton ayant une charge électrique positive et d'un électron négatif. Un atome d'antihydrogène est constitué d'un proton négatif (antiproton) et d'un électron positif (positron). Matière et antimatière auraient été créées en quantité égale dans les instants suivant le Big Bang, mais il ne reste guère que la matière. Où est passée l'antimatière ? Cette question taraude les physiciens qui souhaitent analyser les propriétés de l'antimatière créée dans les accélérateurs de particules. De premiers atomes d'antihydrogène avaient été produits au CERN dès 1995. Mais ils s'étaient annihilés quasi instantanément au contact de la matière. L'équipe Alpha du CERN avait fait récemment une avancée en mettant au point un nouveau type de piège magnétique : 38 atomes d'antihydrogène y étaient restés pendant 0,17 seconde. La durée de confinement a pu finalement être portée à 1 000 secondes, selon l'étude publiée hier en ligne par la revue scientifique Nature Physics. (Source : AFP)
Des atomes d'antimatière, de l'antihydrogène, ont été piégés pendant plus de 16 minutes, lors d'une expérience réalisée au Centre européen de recherches nucléaires (CERN) à Genève, qui devrait faciliter l'étude de l'antimatière, selon une étude publiée hier. « Nous pouvons piéger des atomes d'antihydrogène pendant 1 000 secondes », un temps « assez long pour commencer à les étudier », explique Jeffrey Hangst (Université d'Aarhus, Danemark) au nom des participants à l'expérience Alpha du CERN.Matière « miroir » de celle que nous connaissons, l'antimatière reste difficile à observer car tout atome d'antimatière s'annihile au contact de la matière en produisant une énorme quantité d'énergie. Un atome d'hydrogène est formé d'un proton ayant une charge électrique positive et d'un électron...
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