Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Épidémie

La propagation de la bactérie tueuse Eceh se stabilise

L'origine et le mode de diffusion de la contamination en Europe restent mystérieux.

Une femme exhibant un concombre distribué gratuitement par la communauté gay de Torremolinos, près de Malaga, en Espagne. Le concombre espagnol a été mis hors de cause dans l’épidémie de E.coli qui frappe l’Europe. Jorge Guerrero/AFP

La propagation de la bactérie tueuse qui a déjà fait 19 morts en Europe et provoqué des tensions commerciales dans et hors de l'UE semblait stabilisée hier, ont annoncé des médecins allemands. « La situation, c'est que le nombre des nouvelles contaminations semble se stabiliser », a déclaré le professeur Reinhard Brunkhorst, président de la Société allemande de néphrologie et responsable hospitalo-universitaire de la région de Hanovre, où ont été enregistrés plusieurs décès. Le professeur Brunkhorst a parlé de « l'épidémie la plus importante des dernières décennies causée par une bactérie », au cours d'une conférence de presse à Hambourg, où sont traitées la plupart des contaminations en Allemagne.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a réaffirmé hier que la souche bactérienne était déjà connue. Que cette souche soit décelée à l'occasion d'une épidémie constitue en revanche « une première », a précisé une porte-parole de l'OMS, Fadela Chaïb. Une société chinoise privée de génomique travaillant avec le CHU d'Eppendorf à Hambourg, ainsi qu'un laboratoire californien avaient assuré jeudi que la bactérie était une « chimère », un hybride renfermant des gènes de deux bactéries E.coli différentes, jamais vue jusqu'à présent et résistante aux antibiotiques. « Nous pensons avoir bientôt assez d'informations pour pouvoir identifier les causes de l'agressivité » de la bactérie, a déclaré hier Dag Harmsen, chercheur à l'Université de Münster, qui travaille avec le laboratoire californien. Selon l'OMS, 12 pays ont déjà signalé des cas de contamination par cette bactérie. Tous ces cas sont liés à l'Allemagne.
Selon un laboratoire de référence européen dont le siège se trouve à Rome auprès de l'Institut supérieur de la santé (ISS), « l'alarmisme envers la consommation des légumes est injustifié (...) car les analyses de laboratoire n'ont pas permis de soutenir l'hypothèse que des légumes contaminés étaient à l'origine de l'infection ». « Les normes d'hygiène habituelles concernant la sécurité alimentaire sont suffisantes pour éviter les infections », ajoute ce laboratoire. Mais le vecteur de transmission de la bactérie étant toujours inconnu, la consommation de légumes reste en berne en Europe. L'embargo décrété jeudi par la Russie sur les légumes en provenance de tous les pays de l'Union européenne n'a rien arrangé. La Commission européenne a jugé « disproportionnée » cette réaction, appelant la Russie à revenir sur sa décision. La Russie va vérifier le bien-fondé de son embargo, mais ne va pas « empoisonner » ses citoyens, a rétorqué le Premier ministre Vladimir Poutine.
Pour l'OMS, l'origine de la bactérie tueuse pourrait être un aliment particulièrement prisé des femmes, ces dernières étant davantage contaminées. « C'est probablement quelque chose que les femmes préfèrent davantage que les hommes », a déclaré hier Andrea Ellis, épidémiologiste au département Surveillance des maladies d'origine alimentaire et zoonotique de l'OMS. Elle a en outre expliqué qu'il existait une large documentation montrant que la contamination par E.coli peut se faire d'une personne à l'autre. « La transmission d'une personne à une autre peut se produire lorsque leur hygiène est insuffisante », a-t-elle insisté, faisant valoir qu'il était important de se laver les mains.
(Source : AFP)
La propagation de la bactérie tueuse qui a déjà fait 19 morts en Europe et provoqué des tensions commerciales dans et hors de l'UE semblait stabilisée hier, ont annoncé des médecins allemands. « La situation, c'est que le nombre des nouvelles contaminations semble se stabiliser », a déclaré le professeur Reinhard Brunkhorst, président de la Société allemande de néphrologie et responsable hospitalo-universitaire de la région de Hanovre, où ont été enregistrés plusieurs décès. Le professeur Brunkhorst a parlé de « l'épidémie la plus importante des dernières décennies causée par une bactérie », au cours d'une conférence de presse à Hambourg, où sont traitées la plupart des contaminations en Allemagne.L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a réaffirmé hier que la souche bactérienne était déjà...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut