Saquille O’Neal a annoncé mercredi qu’il prenait sa retraite à 39 ans. Le basket US devra se passer de l’une des plus grandes stars de son histoire, quatre fois champion NBA et champion olympique en 1996. Sam Mircovich/Reuters
Le pivot quatre fois sacré champion NBA, un géant aux capacités physiques hors normes (2,16 m, 150 kg), a réservé la primeur de son annonce à ses près de quatre millions de suiveurs sur le réseau social Twitter, dont il est un fidèle adepte. Dans un message, il a simplement écrit : « Je prends ma retraite », et joint une courte vidéo dans laquelle il remercie ses fans.
« Le temps qui passe a rattrapé Shaquille O'Neal », a-t-il ensuite brièvement souligné sur la chaîne ESPN. Le « Shaq », dont le rendement sur le parquet avait considérablement baissé ces dernières saisons à cause de nombreuses blessures, expliquera sa décision vendredi lors d'une conférence de presse chez lui.
« Je n'ai pas voulu laisser tomber (les Celtics) une deuxième année de suite, a-t-il quand même dit. Mon tendon d'Achille est trop abîmé. »
Plusieurs problèmes à la jambe droite lui ont gâché la saison avec Boston, où il était arrivé l'été dernier en provenance de Cleveland. Il n'a ainsi pu jouer que 37 matches cette saison (9,2 points et 4,8 rebonds de moyenne) dont seulement une poignée de minutes depuis le 1er février.
« Shaq » n'a pas notifié sa retraite à la franchise de Boston avant de rendre publique son annonce.
Pendant 20 ans, O'Neal a été l'une des personnalités les plus charismatiques de NBA, son aura débordant largement le simple cercle des fans de basket-ball. Il a joué dans des films, chanté du rap, tourné un nombre incalculable de publicités et effectué encore plus d'actions auprès des plus démunis.
Dans les six franchises par lesquelles il est passé, le « Shaq », toujours souriant, a régalé les fans et les journalistes de ses pitreries et ses bons mots, s'inventant des surnoms comme le « Big Cactus » à Phoenix la désertique ou, plus récemment, le « Big Shamrock » (trèfle) à Boston l'irlandaise.
« Quelle carrière pour le Diesel (un autre surnom, NDLR) !, a réagi LeBron James sur Twitter. Le joueur le plus imposant de l'histoire. Un super gars à fréquenter. Un comique permanent ! »
« C'était un joueur unique, a réagi l'ancien joueur devenu commentateur Mark Jackson. On pouvait contenir Michael Jordan avec trois défenseurs, mais pas Shaq. Dans la raquette, il n'y avait rien à faire contre sa force physique. »
Le patron de la NBA David Stern a salué le départ d'un « géant » : « Il va nous manquer, on espère trouver un moyen de le garder impliqué dans le basket. »
O'Neal se retire après une carrière qui le place assurément parmi les plus grands joueurs de l'histoire de la Ligue, malgré sa désormais légendaire faiblesse aux lancers francs (52,7 % de réussite en carrière, il s'amuse d'ailleurs d'en avoir raté environ 6 000 dans sa carrière).
Après avoir débuté sa carrière en 1992, à 20 ans, à Orlando où il joua en 1995 la première de ses six finales NBA, il a été sacré meilleur joueur (MVP) de NBA pour la saison 1999-2000 puis désigné meilleur joueur de la finale lors de ses trois campagnes victorieuses avec les Lakers (2000, 2001, 2002), aux côtés de Kobe Bryant. Son quatrième et dernier titre NBA est venu en 2006 avec Miami, avec Dwyane Wade.
O'Neal pointe à la cinquième place du classement des meilleurs marqueurs de l'histoire de la NBA (28,596 points), derrière Wilt Chamberlain. Il finit avec 23,7 points et 10,9 rebonds de moyenne par match en carrière.
Il a été 15 fois sélectionné pour le All Star Game, le match annuel de gala entre les meilleurs joueurs de NBA.
Au plan international, il a été sacré champion olympique (1996) et champion du monde (1994) avec les États-Unis.
©AFP


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