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Moyen Orient et Monde - Épidémie

Bactérie tueuse : une lutte contre la montre est engagée

Le ton monte entre l'Allemagne et l'Espagne au sujet de la source de contamniation.
Les médecins luttaient contre la montre hier pour enrayer la propagation de la bactérie E.coli entérohémorragique (Eceh) qui a déjà fait 16 morts, dont une première victime hors d'Allemagne, dans une crise qui frappe les maraîchers européens. Le bilan a continué de s'alourdir avec deux nouveaux décès, une octogénaire dans l'ouest de l'Allemagne, et une femme d'une cinquantaine d'années en Suède, qui avait été contaminée lors d'un séjour en Allemagne.Les autorités allemandes craignent en outre que le pic de contamination reste à venir, en raison d'une incubation qui peut durer une semaine.
Après la Suède, le Danemark, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, l'Autriche, la France et la Suisse, qui ont signalé des cas suspects ou avérés, l'Espagne a recensé son premier patient présentant les symptômes du syndrome hémolytique et urémique (SHU), des troubles rénaux sévères potentiellement mortels, causés par l'Eceh. Par ailleurs, la traque menée par les autorités sanitaires allemandes pour débusquer la source de contamination a connu un revers hier. Alors que l'Allemagne avait mis en cause des concombres bio espagnols comme vecteurs probables de la bactérie Eceh, l'hypothèse été infirmée, pour le moment, par les premiers résultats partiels d'analyses à Hambourg. Ces analyses menées sur deux concombres espagnols suspects ont révélé la présence d'une souche de la bactérie E.coli entérohémorragique différente de celle, très virulente, qui a envoyé plus d'un millier de malades à l'hôpital. Les résultats de tests en cours en Espagne sur deux autres concombres issus de culture sous serre en Andalousie pourraient être connus aujourd'hui.
Des chercheurs de l'Université de Münster ont par ailleurs annoncé la mise au point d'un test permettant de rapidement identifier la bactérie. L'Espagne avait vigoureusement rejeté les accusations émises par l'Allemagne, rappelant que la contamination pouvait avoir lieu à n'importe quel moment entre la production et la vente. La ministre espagnole de l'Agriculture Rosa Aguilar a ainsi accusé Berlin d'avoir fait « des déclarations très malvenues » en accusant les concombres espagnols « sans avoir des données fiables » pour le faire, lors d'une réunion avec ses homologues européens à Debrecen en Hongrie. Elle a chiffré les pertes des maraîchers espagnols de primeurs à 200 millions d'euros/semaine, demandant, comme le font les Pays-Bas, des compensations pour les producteurs.
La Commission européenne a, de son côté, promis hier d'étudier les moyens de venir en aide aux producteurs de légumes, confrontés à une crise de confiance de grande ampleur suite à cette épidémie de diarrhées mortelles, une vague sans précédent en Allemagne et l'une des pires au monde.
(Source : AFP)

Les médecins luttaient contre la montre hier pour enrayer la propagation de la bactérie E.coli entérohémorragique (Eceh) qui a déjà fait 16 morts, dont une première victime hors d'Allemagne, dans une crise qui frappe les maraîchers européens. Le bilan a continué de s'alourdir avec deux nouveaux décès, une octogénaire dans l'ouest de l'Allemagne, et une femme d'une cinquantaine d'années en Suède, qui avait été contaminée lors d'un séjour en Allemagne.Les autorités allemandes craignent en outre que le pic de contamination reste à venir, en raison d'une incubation qui peut durer une semaine.Après la Suède, le Danemark, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, l'Autriche, la France et la Suisse, qui ont signalé des cas suspects ou avérés, l'Espagne a recensé son premier patient présentant les symptômes du syndrome...
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