L'entraîneur de Monaco, Laurent Banide, estime qu'il n'y a « pas d'autre solution que la victoire » lors de la rencontre face à Lyon, capitale pour le maintien, que le club de la principauté dispute demain lors de la 38e et dernière journée de L1.
Q : Tout se jouera sur l'ultime match, comme vous le supposiez à votre arrivée en janvier...
R : C'était prémonitoire (sourire). Cette journée est capitale. On se prépare activement pour donner le meilleur. Après Lens (1-1), on était dans une situation difficile, le moral scié par ce but pris à la dernière minute. Après Montpellier (1-0), le moral est retrouvé. Mais, jusqu'à présent, un nul pouvait nous aider. Là, on n'a pas d'autre solution que la victoire. Pourtant, je visais 43-44 points pour le maintien. Ce qui se passe cette saison n'est jamais arrivé. Il faut donc faire l'effort pour en prendre plus
Sentez-vous vos hommes investis à 100 % dans cette mission ?
À Montpellier, les joueurs se sont battus dans un match d'hommes. Cela répond à toutes les interrogations. Dans mon discours, je devrai trouver le juste équilibre entre l'importance de la rencontre pour le club et la sérénité, la mesure pour l'aborder. La priorité, c'est ce qu'ils ont à faire sur le terrain, la concentration démontrée. Le reste, on l'occulte un peu. Si on en est là, c'est qu'on n'a pas eu les résultats nécessaires.
Qu'est-ce qui vous pousse à être optimiste ?
J'ai confiance en mon groupe, réceptif et motivé. Depuis cinq mois, il a bien évolué. J'ai pris du plaisir à travailler avec lui. Sans préparation, il m'a fallu un peu de temps pour mesurer le potentiel collectif et individuel. J'ai tiré pas mal de ce groupe (25 points en 17 matches, NDLR). Je me suis progressivement orienté vers un jeu qui correspondait à ce que l'on pouvait proposer de mieux à un moment précis. On a essayé de rassembler tout le monde, de bâtir. J'aimerais les amener jusqu'au bout, voir tout le monde heureux à la fin du match. Les joueurs le méritent. Ils ont beaucoup œuvré, dans un contexte très particulier. Ce serait dur de ne pas y parvenir. L'état d'esprit n'est pas à remettre en cause.
Sentez-vous une volonté autour du club de l'aider ?
Beaucoup de personnes que je croise en principauté nous encouragent. Beaucoup de commentaires sont faits aussi. Je ne sais pas si c'est un bien pour l'ASM. La situation est délicate et tous les amoureux de Monaco devraient peut-être nous aider un peu plus.
Ce sont des règlements de comptes avant l'heure ?
(rire) À la vue de mes lectures, il y a de tout. Aujourd'hui, l'heure est à la mobilisation générale. On a besoin de toutes les forces dans et hors du club pour vivre notre chance. J'espère le soutien de tous pour réussir ce challenge.


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