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Moyen Orient et Monde

La France retire sa confiance au régime syrien, dit Sarkozy

Moscou demande à Assad de « passer des paroles aux actes ».
Nicolas Sarkozy a déclaré hier que la France retirait sa confiance au régime syrien du président Bachar el-Assad, dont il a laissé entendre qu'il devrait partir s'il ne s'amendait pas. Jamais jusqu'ici le président français, qui s'exprimait à l'issue du sommet du G8 à Deauville, n'avait eu de mots aussi durs à l'égard du dirigeant syrien, avec qui il a tout fait pour renouer le contact au début de son quinquennat.
Nicolas Sarkozy a jugé la répression en cours « parfaitement inacceptable » et l'attitude du pouvoir syrien « choquante ». Il a donné raison au président américain Barack Obama, qui a récemment mis en demeure Assad d'assurer rapidement une transition démocratique dans son pays ou de partir. « Est-ce que j'aurais pu dire cela ? Oui », a déclaré le président français en réponse à une question d'un journaliste. « Si vous voulez me faire dire que nous suivons le bon exemple du président Obama, ça ne pose aucun problème, oui. »
Il a estimé que la France, qui avait invité Assad aux cérémonies du 14 juillet à Paris en 2007, avait quelque crédit pour lancer le même avertissement au régime syrien. « Nous avons tout fait pour ramener la Syrie dans le concert des nations », a-t-il expliqué. « Nous avons discuté avec eux, nous avons parlé avec eux, nous avons essayé de les aider, nous avons essayé de les comprendre. » « Malheureusement, j'ai le regret de dire que les dirigeants syriens font une formidable marche en arrière », a-t-il ajouté. « La France, dans ces conditions, retire sa confiance et dénonce ce qui doit être dénoncé. » « Bachar el-Assad savait parfaitement que la France ferait ça à partir du moment où il y avait cette régression démocratique qui est inacceptable », a-t-il conclu.
Toujours à Deauville, le président russe a demandé à M. Assad, qui s'était dit prêt à engager des réformes, de « passer des paroles aux actes ». Un peu plus tôt, la Russie avait fermement écarté toute étude au Conseil de sécurité de l'ONU d'un projet de résolution européen mettant en garde Damas contre de possibles « crimes contre l'humanité » dans sa répression des manifestations. « La situation syrienne est radicalement différente de la situation en Libye », a fait valoir le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov. Les dirigeants du G8 se sont donc limités à prévenir le régime syrien qu'ils envisageraient d'« autres mesures » si la répression continuait, selon la déclaration finale. Le G8 appelle les dirigeants syriens à cesser immédiatement de recourir à la force et à l'intimidation, à répondre aux aspirations de leur peuple et à libérer les prisonniers politiques.
(Source : agences)

Nicolas Sarkozy a déclaré hier que la France retirait sa confiance au régime syrien du président Bachar el-Assad, dont il a laissé entendre qu'il devrait partir s'il ne s'amendait pas. Jamais jusqu'ici le président français, qui s'exprimait à l'issue du sommet du G8 à Deauville, n'avait eu de mots aussi durs à l'égard du dirigeant syrien, avec qui il a tout fait pour renouer le contact au début de son quinquennat.Nicolas Sarkozy a jugé la répression en cours « parfaitement inacceptable » et l'attitude du pouvoir syrien « choquante ». Il a donné raison au président américain Barack Obama, qui a récemment mis en demeure Assad d'assurer rapidement une transition démocratique dans son pays ou de partir. « Est-ce que j'aurais pu dire cela ? Oui », a déclaré le président français en réponse à une question...
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