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Liban

Frangié défend la position « centriste » de Mikati

Le chef des Marada, Sleimane Frangié, a défendu mercredi la position « centriste » du Premier ministre désigné, Nagib Mikati, soulignant que sa désignation avait pour but d'assurer au prochain gouvernement une reconnaissance internationale et que cela est « le plus important ».
Interviewé par la radio du Hezbollah, M. Frangié a réitéré de façon détaillée son credo en faveur de la résistance, du régime syrien et des options du 8 Mars, en général, tout en affirmant que le choix de Nagib Mikati pour être chef du gouvernement était « le bon » et qu'il était en phase avec les circonstances que traverse la région.
« Ne pas désigner Mikati le centriste aurait conduit à une crise avec n'importe quel gouvernement que le 8 Mars formerait », a-t-il souligné.
« Certains voulaient désigner un sunnite de l'opposition (à la place de M. Mikati). Il ne fait pas de doute que les sunnites du 8 Mars sont à la hauteur de la responsabilité, mais afin de désamorcer toute exploitation de la part du Courant du futur et des Hariri et pour les empêcher de nous accuser de vouloir supprimer les sunnites, nous avions dit qu'en cette phase, il fallait une personnalité centriste. C'est comme cela que le choix s'est porté sur M. Mikati. Nous avons donc choisi la voie de l'unité du pays et celle qui permet au gouvernement de jouir d'un soutien extérieur et d'une reconnaissance internationale, car c'est cela le plus important », a-t-il ajouté.
« Il y a de très fortes pressions internationales exercées sur M. Mikati et il n'est probablement pas en mesure d'y faire face. Voilà pourquoi il se pourrait que le gouvernement ne soit pas formé de sitôt », a-t-il dit, excluant la possibilité d'un gouvernement d'union nationale « du fait de l'écart entre les positions stratégiques des deux camps en présence au Liban ».
Prenant clairement ses distances à l'égard de l'aile dure du 8 Mars, il a dit : « Certains réclament les deux tiers du cabinet, mais je n'y vois pas l'utilité. L'essentiel, c'est d'en avoir au moins la moitié et cela est acquis. Pour le reste, un ministre de plus par-ci et un autre par là, cela devient un détail secondaire. »
Au sujet de la situation en Syrie, M. Frangié a affirmé que des armes ont été envoyées dans ce pays à partir du Liban, mais il a néanmoins souligné qu'il ne pouvait certifier que des hommes armés aient fait le déplacement.
Selon lui, le président Bachar el-Assad veut entreprendre les réformes nécessaires, mais sans pressions extérieures. « Je le connais bien. C'est un réformiste et il n'est pas d'accord avec beaucoup de choses, mais il ne pliera devant aucune pression, car cela ne ferait que retarder le processus. Le changement ne peut pas avoir lieu en vingt-quatre heures. Celui qui est aux commandes voit les choses autrement que celui qui regarde de l'extérieur », a-t-il dit.
Le chef des Marada, Sleimane Frangié, a défendu mercredi la position « centriste » du Premier ministre désigné, Nagib Mikati, soulignant que sa désignation avait pour but d'assurer au prochain gouvernement une reconnaissance internationale et que cela est « le plus important ».Interviewé par la radio du Hezbollah, M. Frangié a réitéré de façon détaillée son credo en faveur de la résistance, du régime syrien et des options du 8 Mars, en général, tout en affirmant que le choix de Nagib Mikati pour être chef du gouvernement était « le bon » et qu'il était en phase avec les circonstances que traverse la région.« Ne pas désigner Mikati le centriste aurait conduit à une crise avec n'importe quel gouvernement que le 8 Mars formerait », a-t-il souligné.« Certains voulaient désigner un sunnite de...
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