"L'arrestation du tristement célèbre fugitif Ratko Mladic près de 16 ans après son inculpation pour génocide montre que personne n'est au dessus de la loi. (...) Après plus d'une décennie de fuite, la justice a finalement rattrapé l'homme qui incarnait la brutalité de la guerre en Bosnie", a déclaré Richard Dicker, directeur du programme Justice internationale de HRW dans un communiqué.
Le président serbe, Boris Tadic, a annoncé jeudi l'arrestation de l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie inculpé par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) pour son rôle dans le massacre de Srebrenica (est de la Bosnie) en 1995, mettant fin à une cavale de près de seize ans.
"L'Union européenne a souligné que Belgrade doit coopérer pleinement avec le TPIY avant que les négociations (pour l'adhésion de la Serbie à l'Union) ne puissent commencer. Le fait que Mladic et Karadzic ont été arrêtés montre ce que l'engagement de l'UE peut apporter", souligne HRW.
Ratko Mladic a été arrêté "sur le territoire de Serbie" et l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic à Belgrade en juillet 2008.
"Le gouvernement serbe a fait preuve d'un grand courage en arrêtant Mladic en dépit de l'opposition farouche des partisans de la ligne dure", poursuit M. Dicker. "L'engagement de Belgrade pour la justice doit être salué", conclut-il.
L'Union européenne, et plus particulièrement les Pays-Bas, font de la coopération de Belgrade avec le tribunal l'une des principales conditions à la poursuite du rapprochement de la Serbie avec l'UE.
Ratko Mladic est inculpé de génocide par le TPIY pour son rôle pendant la guerre inter-communautaire en Bosnie de 1992-1995. Il est considéré comme le principal responsable du massacre de Srebrenica, qui a coûté la vie à quelque 8.000 musulmans de Bosnie en 1995.

