Le projet de résolution, rédigé par la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et le Portugal, distribué mercredi, condamne la violence du régime du président Bachar el-Assad et lui demande d'ouvrir les villes syriennes à des équipes humanitaires.
Le projet de résolution considère "que les attaques étendues et systématiques commises actuellement en Syrie par les autorités contre leur peuple pourraient équivaloir à des crimes contre l'humanité".
Le document souligne "le besoin de respecter la liberté de rassemblement pacifique et d'expression, y compris la liberté de la presse". Il rappelle aux autorités syriennes "leur responsabilité de protéger la population et de permettre un accès sans entraves à l'aide humanitaire et aux organisations humanitaires".
Le texte n'évoque pas de sanctions contre Damas mais appelle à cesser les livraisons d'armes.
Les quatre pays européens du Conseil de sécurité pensent pouvoir réunir neuf des quinze pays membres pour l'adoption de la résolution mais craignent un veto de la Chine et surtout de la Russie, deux des cinq membres permanents, ont indiqué des diplomates. La Russie est un allié clé de la Syrie. Un vote n'est pas attendu avant la semaine prochaine.
Le 27 avril, la Russie avait rendu impossible l'adoption d'une déclaration qui condamnait la Syrie par le Conseil, Moscou mettant en garde contre une "ingérence extérieure" qui pourrait causer "une guerre civile" dans le pays.
Plus de deux mois de manifestations contre le gouvernement autoritaire de Bachar el-Assad ont fait plus de 1.000 morts et au moins 10.000 personnes ont été arrêtées, selon des organisations de défense des droits de l'homme.


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