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Liban

Wadi Khaled a peur de possibles incursions syriennes en territoire libanais

Depuis hier, Wadi Khaled et Bkeyaa, deux zones limitrophes des frontières syriennes nord, ont peur. Des tirs nourris d'armes automatiques entendus dans la nuit de lundi à mardi par les habitants et leurs hôtes syriens réfugiés chez eux leur ont fait craindre une incursion syrienne. De ce fait, des dizaines de familles fuyant Tall Kalakh, qui avaient trouvé refuge au Liban, ne se sont plus senties en sécurité, et beaucoup ont décidé dans la journée d'hier de gagner des villages éloignés du tracé des frontières.
Le sentiment d'insécurité est d'autant plus grand que les forces spéciales libanaises venues en renfort à Wadi Khaled, au moment de l'afflux des réfugiés syriens, se sont retirées lundi, restituant la tâche du maintien de la sécurité à la petite force interarmes syro-libanaise basée au poste-frontière de Arida.
En outre, les radios ont répercuté une déclaration de Nabih Berry affirmant qu'en droit, l'armée syrienne peut pénétrer jusqu'à une profondeur de trois kilomètres à l'intérieur du territoire libanais.
Les moukhtars et notables de la région se sont donné le mot hier pour réclamer le retour de l'armée. Ils redoutent des incursions syriennes qui viendraient en réponse à de prétendues provocations et serviraient de prétexte à des arrestations dans leurs rangs.
Les tirs entendus dans la nuit de lundi à mardi se sont produits vers 21 heures, puis vers 23 heures. Des sources ont affirmé que des accrochages ont opposé les réguliers syriens et les milices du régime à des opposants armés.
De son côté, le député Mohammad Kabbara s'est indigné hier de ce que les frontières du Liban soient verrouillées face à des Syriens qui voudraient trouver refuge au Liban. Il a révélé par ailleurs que sept militaires ayant fui la Syrie sont détenus depuis une dizaine de jours à Tripoli, dans l'attente qu'il soit statué sur leur sort.
Depuis hier, Wadi Khaled et Bkeyaa, deux zones limitrophes des frontières syriennes nord, ont peur. Des tirs nourris d'armes automatiques entendus dans la nuit de lundi à mardi par les habitants et leurs hôtes syriens réfugiés chez eux leur ont fait craindre une incursion syrienne. De ce fait, des dizaines de familles fuyant Tall Kalakh, qui avaient trouvé refuge au Liban, ne se sont plus senties en sécurité, et beaucoup ont décidé dans la journée d'hier de gagner des villages éloignés du tracé des frontières.Le sentiment d'insécurité est d'autant plus grand que les forces spéciales libanaises venues en renfort à Wadi Khaled, au moment de l'afflux des réfugiés syriens, se sont retirées lundi, restituant la tâche du maintien de la sécurité à la petite force interarmes syro-libanaise basée au poste-frontière de...
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