Rechercher
Rechercher

Liban

Les réfugiés kurdes « ont peur du Hezbollah »

Ils brandissent des écriteaux en langues kurde et arabe appelant le président syrien Bachar el-Assad à quitter le pouvoir. Autour du cou, ils portent en médaille la carte du Kurdistan, un État qui n'a jamais existé dans l'histoire moderne.
Ils sont Kurdes-Syriens et ils vivaient jusqu'à il y a une dizaine de jours dans la province de Kamichli. Mais ils ont été obligés de fuir leur pays pour le Liban afin d'éviter d'être massacrés, emprisonnés et torturés.
Serbaz montre les images qu'il a prises sur son portable, celles de manifestations et de soldats qui encerclent les quartiers. Il les postait régulièrement sur le site Internet et la page Facebook des « jeunes Kurdes pour la révolution syrienne ». Pour cela il utilisait une ligne téléphonique turque, Kamichli se trouvant à la frontière de la Turquie.
Serbaz a 25 ans. Il a quitté sa femme et sa famille pour sauver sa peau. Les autorités ont appris qu'il aidait la révolution sur Internet. Il est entré au Liban à l'insu des gardes-frontières syriens. Il était avec une dizaine de ses camarades. « Nous avons dormi deux nuits dans un jardin public. Puis nous avons été hébergés par des Kurdes au Liban », dit-il.
Serbaz, comme ses camarades, a peur des services de renseignements syriens au Liban, ou encore du Hezbollah. Il se déplace peu. Mais hier, il est venu à la réunion de Sin el-Fil, juste pour montrer que « les Syriens sont courageux et que les Kurdes s'étaient déjà révoltés contre Bachar el-Assad en 2004 », indique-t-il.
Il donne la parole à son ami Raman, 21 ans. Ce dernier a été arrêté et relâché par les autorités syriennes, il y a tout juste deux semaines ; parce qu'il avait participé aux manifestations. « J'ai passé 24 heures en prison. Ils m'ont obligé à signer des papiers où je m'engageais à ne plus participer à des rassemblements et des réunions politiques », raconte-t-il.
Le scénario rappelle étrangement celui des services de sécurité libanais qui arrêtaient, avant février 2005, les militants qui luttaient contre l'occupation syrienne de leur pays.

Pat.K.
Ils brandissent des écriteaux en langues kurde et arabe appelant le président syrien Bachar el-Assad à quitter le pouvoir. Autour du cou, ils portent en médaille la carte du Kurdistan, un État qui n'a jamais existé dans l'histoire moderne.Ils sont Kurdes-Syriens et ils vivaient jusqu'à il y a une dizaine de jours dans la province de Kamichli. Mais ils ont été obligés de fuir leur pays pour le Liban afin d'éviter d'être massacrés, emprisonnés et torturés.Serbaz montre les images qu'il a prises sur son portable, celles de manifestations et de soldats qui encerclent les quartiers. Il les postait régulièrement sur le site Internet et la page Facebook des « jeunes Kurdes pour la révolution syrienne ». Pour cela il utilisait une ligne téléphonique turque, Kamichli se trouvant à la frontière de la Turquie.Serbaz a 25...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut