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Libye : la rébellion exclut à Moscou toute négociation avec Kadhafi

Un émissaire de la rébellion libyenne a exclu lundi à Moscou toute négociation avec Mouammar Kadhafi après une rencontre avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov qui prônait une trêve et des négociations entre les opposants et le régime.
"Kadhafi doit donner sa démission et cesser les hostilités. Il anéantit la population de la Libye. Nous n'avons pas l'intention de négocier avec lui", a déclaré Abdel Rahman Shalgam, un ancien ministre des Affaires étrangères et ambassadeur à l'ONU, cité par les agences de presse russes.
Avant de recevoir ce représentant du Conseil national de transition, l'instance dirigeante des rebelles, M. Lavrov a souligné que la fin du conflit en Libye passait par une trêve et des négociations entre les opposants et le régime.
"Nous sommes convaincus que l'arrêt des hostilités, une trêve, un dialogue et un accord sont inévitables", a-t-il déclaré. "Nous essayons d'apporter notre aide pour que le sang cesse de couler".
M. Shalgam s'est de son côté félicité du fait d'être reçu par le chef de la diplomatie russe, ce qui atteste selon lui de "l'importance du Conseil national de transition".
"La question n'est pas de savoir si la Russie est notre allié ou non, si elle nous soutient ou non. La Russie est un pays important qui joue un grand rôle en Libye. La Russie a ses idées et je veux les écouter", a-t-il assuré avant cette rencontre.
La Russie a reçu la semaine dernière des émissaires du régime de Mouammar Kadhafi auxquels elle a demandé d'appliquer la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, qui prévoit notamment de cesser tout recours à la force contre des civils.
La Russie, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, s'était abstenue le 17 mars de faire usage de son droit de veto au moment du vote de la résolution 1973 qui a autorisé l'intervention d'une coalition internationale en Libye contre le régime du colonel Kadhafi pour protéger les civils.
Depuis, Moscou a vivement critiqué les bombardements de la coalition en Libye, jugeant qu'elle outrepassait le mandat défini par les Nations unies.
La Russie est le fournisseur d'armes historique de la Libye, si bien que les rebelles comme les troupes de Kadhafi sont essentiellement équipés d'armes russes et soviétiques.
Un émissaire de la rébellion libyenne a exclu lundi à Moscou toute négociation avec Mouammar Kadhafi après une rencontre avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov qui prônait une trêve et des négociations entre les opposants et le régime."Kadhafi doit donner sa démission et cesser les hostilités. Il anéantit la population de la Libye. Nous n'avons pas l'intention de négocier avec lui", a déclaré Abdel Rahman Shalgam, un ancien ministre des Affaires étrangères et ambassadeur à l'ONU, cité par les agences de presse russes.Avant de recevoir ce représentant du Conseil national de transition, l'instance dirigeante des rebelles, M. Lavrov a souligné que la fin du conflit en Libye passait par une trêve et des négociations entre les opposants et le régime."Nous sommes convaincus que l'arrêt des...