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Lifestyle - Festival De Cannes

Terrence Malick et la jeunesse primés

L'actrice américaine Kirsten Dunst et le comédien français Jean Dujardin ont été distingués par les prix d'interprétation.

Jean-Paul Pelissier/AFP

La Palme d'or du 64e Festival de Cannes a été attribuée hier soir à The Tree of Life (L'Arbre de vie) du cinéaste américain Terrence Malick, 67 ans, avec Brad Pitt dans l'Amérique des années 50. The Tree of Life, requiem attachant pour un enfant défunt et ode symphonique à la vie sur terre, mêle destin familial et genèse de l'univers.
Bill Pohlad, l'un des producteurs du film, est venu recevoir le prix, en l'absence du très discret réalisateur qui fuit les caméras au point de n'avoir pas été pris en photo depuis une trentaine d'années. « C'est difficile de prendre la place d'un géant », a expliqué le producteur, précisant avoir parlé au cinéaste « notoirement timide, discret et humble » dans la journée, qui est évidemment « ravi ».
Peu soucieux de justifier son travail, cinq œuvres en quatre décennies, le réalisateur américain est venu sur la Croisette mais n'a pas participé à la conférence de presse de son film. Il n'aura fait qu'une brève apparition lors de la présentation de son film, tous objectifs posés à terre : « Je l'ai convaincu de rentrer dans la salle à l'issue de la projection (...) en lui garantissant qu'il n'y aurait pas de caméras », a raconté Thierry Frémaux, délégué général du festival.
La cérémonie de présentation du palmarès avait commencé par une standing ovation pour le président du jury, Robert de Niro, et... un grand éclat de rire quand l'acteur américain, dans un français très hésitant où se glissaient des mots d'anglais, a confondu « compagnons » avec « champignons » pour évoquer ses camarades jurés.
L'actrice américaine Kirsten Dunst a reçu le prix d'interprétation féminine pour son rôle de dépressive dans Melancholia du Danois Lars von Trier qui a créé la polémique pendant le festival pour des propos déplacés sur Hitler en conférence de presse.
Le comédien français Jean Dujardin incarne, dans The Artist de Michel Hazanivicius, film muet et en noir et blanc, une star du cinéma muet au crépuscule de sa carrière alors qu'une jeune étoile du parlant (Bérénice Béjo) prend son essor.
Le prix du jury, remis par l'actrice Chiara Mastroianni, est allé à la jeune réalisatrice et actrice française Maïwenn pour Polisse, son troisième long-métrage qui suit le quotidien d'une dizaine de policiers de la Brigade de protection des mineurs. Maïwenn, en élégante robe rouge dévoilant une épaule et fendue haut, a couru vers la scène, se précipitant pour serrer la main de chaque juré. Très essoufflée et au bord des larmes, elle a d'abord déclaré : « Ma fille m'a dit : t'es pas cap d'aller chercher un prix sans pleurer. » Elle a remercié son équipe ainsi que les membres de la « Brigade des mineurs qui m'ont laissée être parmi eux et observer la misère humaine ». Elle a également salué sa famille, « celle qui m'a faite et celle que j'ai choisie », notamment ses deux enfants.
Le film turc Once Upon a Time in Anatolia, de Nuri Bilge Ceylan, et Le Gamin au vélo des frères belges Jena-Pierre et Luc Dardenne, déjà deux fois Palme d'or, ont reçu le Grand Prix ex aequo.
Le prix de la mise en scène a été attribué au réalisateur danois Nicolas Winding Refn pour Drive, polar conduit à 100 à l'heure dans les rues de Los Angeles avec le Canadien Ryan Gosling.
(Source : AFP)
La Palme d'or du 64e Festival de Cannes a été attribuée hier soir à The Tree of Life (L'Arbre de vie) du cinéaste américain Terrence Malick, 67 ans, avec Brad Pitt dans l'Amérique des années 50. The Tree of Life, requiem attachant pour un enfant défunt et ode symphonique à la vie sur terre, mêle destin familial et genèse de l'univers.Bill Pohlad, l'un des producteurs du film, est venu recevoir le prix, en l'absence du très discret réalisateur qui fuit les caméras au point de n'avoir pas été pris en photo depuis une trentaine d'années. « C'est difficile de prendre la place d'un géant », a expliqué le producteur, précisant avoir parlé au cinéaste « notoirement timide, discret et humble » dans la journée, qui est évidemment « ravi ».Peu soucieux de justifier son travail, cinq œuvres en quatre...
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