Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a plaidé hier pour une élection présidentielle anticipée, alors que son parti et l'opposition affirment qu'un plan des monarchies du Golfe prévoyant son départ dans un délai de 30 jours sera paraphé comme convenu demain. S'exprimant devant ses partisans, M. Saleh a lancé que son peuple allait résister aux instigateurs d'un « coup d'État », en référence à ses détracteurs qui réclament depuis fin janvier son départ après près de 33 ans au pouvoir. Cette intervention du président Saleh semble être une nouvelle manœuvre au moment où il subit des pressions croissantes de ses voisins du Golfe et des États-Unis pour qu'il honore son engagement à se démettre. En outre, M. Saleh a présidé hier une réunion du Conseil de défense nationale en présence de son fils et de ses neveux, qui dirigent des corps de l'armée et de la sécurité dans le pays. Alors que M. Saleh s'adressait à ses partisans, des centaines de milliers de protestataires étaient rassemblés sur l'une des grandes avenues de la capitale Sanaa pour réclamer une fois de plus son départ immédiat. Un rassemblement similaire était organisé à Taez, deuxième plus grande ville du Yémen. Selon un bilan établi à partir de sources médicales et de sécurité, 180 personnes ont été tuées depuis fin janvier dans la répression des manifestations. Par ailleurs, un civil a été tué et deux autres blessés hier lors d'échanges de tirs entre des hommes armés et des forces de sécurité dans la ville de Zinjibar, dans le sud du Yémen, ont annoncé des témoins et une source médicale. Les forces de sécurité yéménites sont confrontées dans cette région à un mouvement séparatiste qui réclame un retour à l'indépendance du Sud-Yémen depuis la réunification en 1990, et aux attaques des militants d'el-Qaëda, très actifs dans ce pays pauvre du sud de la péninsule Arabique. (Source : AFP)
Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a plaidé hier pour une élection présidentielle anticipée, alors que son parti et l'opposition affirment qu'un plan des monarchies du Golfe prévoyant son départ dans un délai de 30 jours sera paraphé comme convenu demain. S'exprimant devant ses partisans, M. Saleh a lancé que son peuple allait résister aux instigateurs d'un « coup d'État », en référence à ses détracteurs qui réclament depuis fin janvier son départ après près de 33 ans au pouvoir. Cette intervention du président Saleh semble être une nouvelle manœuvre au moment où il subit des pressions croissantes de ses voisins du Golfe et des États-Unis pour qu'il honore son engagement à se démettre. En outre, M. Saleh a présidé hier une réunion du Conseil de défense nationale en présence de son fils et de...
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