Les soldats syriens remettent aux soldats libanais une vieille femme dont la famille, issue du village syrien de Arida, avaient fui vers le Liban la laissant seule. Joseph Eid/AFP
Déterminée à consolider la protection de ses frontières, l'armée syrienne a aussi repris le contrôle des deux postes des hajjana (gardes-frontières syriens) et des bords du fleuve Nahr el-Kebir. Parallèlement à cette mobilisation militaire, visible depuis avant-hier soir et tout au long de la journée d'hier, l'armée libanaise a également redéployé ses forces tout au long des frontières, notamment au niveau de Bouqaya, un village de Wadi Khaled, selon la chaîne LBCI présente sur place. Dans ce calme prudent, où la traversée des frontières a été complètement stoppée, des tirs lointains ont été perçus au niveau de Arida en cours de journée, alors que tôt le matin, des bruits d'explosion avaient troublé le silence du côté de Tall Kalakh, toujours selon la LBCI. En effet, des habitants ont dit avoir entendu des bombardements et des tirs intensifs en provenance du territoire syrien en début de journée.
S'agissant des réfugiés ayant réussi à traverser la frontière avant le redéploiement des troupes, la reporter de la LBCI a fait part d'une certaine « préoccupation concernant leur situation », d'autant plus que la majorité des réfugiés sont des femmes, des enfants et des personnes âgées. Ainsi, une seule personne semble avoir traversé la frontière hier : une vieille dame se trouvant dans un champ syrien derrière le fleuve a été remise à l'armée libanaise pour être immédiatement prise en charge par la Croix-Rouge et transportée loin de la frontière. Ceci illustre la mobilisation des Libanais à la frontière pour accueillir les réfugiés, la LBCI précisant que les présidents municipaux, moukhtars et autres responsables locaux œuvrent pour leur apporter l'assistance nécessaire au niveau de l'hébergement, de l'alimentation et des soins médicaux.

