"Environ 20.000 soldats qui étaient dans la ville ont commencé à se retirer ce matin", a dit ce témoin refusant d'être identifié. Il affirme avoir dénombré "80 chars et des véhicules blindés pour le transport des troupes et des bus".
Il a précisé toutefois que les soldats procédaient encore à des interpellations dans la ville et pillaient les maisons.
Selon ce témoin, l'armée a encerclé la localité avoisinante d'al-Arida où des coups de feu retentissaient.
Les correspondants de l'AFP basés au Liban ont vu dès la matinée des soldats syriens se déployer en force avec des jeeps militaires et des tanks dans le village d'Al-Arida clairement visible du côté libanais de la frontière.
Toute la journée, des rafales de tirs à l'arme automatique ont été entendues, et une épaisse fumée se dégageait de plusieurs endroits du village.
Les correspondants ont également vu des soldats syriens pénétrer dans des maisons, presque toutes vidées de leurs habitants, en lisière de la rivière An-naher Al-kebir qui sépare les deux pays, puis en ressortir.
Les forces de l'ordre avaient encerclé samedi matin Tall Kalakh, une localité proche de Homs, troisième ville de Syrie à 160 km au nord de Damas.
Selon des militants, au moins 26 personnes ont été tuées et des dizaines blessées à Tall Kalakh.
La répression du mouvement de contestation en Syrie a fait depuis le 15 mars au moins 850 morts selon des ONG et l'ONU, et entraîné plus de 8.000 arrestations.
Depuis le début des manifestations et des violences, les autorités syriennes attribuent les troubles à des "groupes criminels ou terroristes", dont certains liés à l'étranger. Elles interdisent aux journalistes de circuler dans le pays, rendant difficile la couverture des évènements.


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