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Liban

Le Baas s’insurge contre les organisateurs du rassemblement du Bristol

À la base divisés autour de la nature et de la conception des rapports bilatéraux avec Damas, les dirigeants libanais voient leurs divisions accentuées à la faveur des positions prises par rapport aux mouvements de protestation en Syrie et de la répression dont les manifestants syriens sont victimes, comme en témoignent les réactions à l'organisation puis à l'annulation d'un rassemblement d'appui au peuple syrien, qui devait se tenir hier au Bristol.
Pour le parti Baas surtout, la tenue de ce rassemblement et le discours du député Mohammad Kabbara, qui avait lancé la veille un appel de solidarité avec le peuple syrien, étaient suffisants pour crier à « la trahison ».
Reçu hier par l'ancien président Émile Lahoud, Fayez Chakar, secrétaire général du Baas, a accusé sans ambages le Premier ministre sortant, Saad Hariri, d'être l'instigateur de la rencontre du Bristol. « C'est ce que l'administration de l'hôtel nous a dit. Mais ce genre de rassemblement est interdit et n'aura pas lieu, coûte que coûte, parce qu'il s'agit d'un projet de complot contre le Liban avant d'être un complot contre la Syrie », a-t-il dit, s'en prenant au Courant du futur et plus particulièrement au député Mohammad Khaled « qui était avec son frère à la tête d'une force armée à Wadi Khaled dans la nuit de samedi à dimanche ». « Ils y étaient pour le compte de qui ? » s'est-il interrogé en critiquant « l'indulgence inhabituelle de Saad Hariri qui s'est empressé de mobiliser le Haut Comité de secours pour secourir les réfugiés syriens ». Selon lui, ces derniers « ne sont que les parents des criminels de Tall Kalakh ». Il a aussi trouvé « louche » que « le rassemblement du Bristol coïncide avec la commémoration du 17 mai ».
Membre du Baas, Assem Kanso, qui a tenu en sa demeure une réunion axée sur « le rassemblement organisé au Bristol par une bande de mercenaires et de comploteurs contre la Syrie », a promis que son parti « ne permettra jamais qu'une machination pareille soit de nouveau organisée, quel qu'en soit le prix ». Les mêmes mises en garde ont été lancées par le député Kassem Hachem, alors que M. Mohammad Kabbara assurait dans un communiqué que son appel à la solidarité avec le peuple syrien n'engage que sa propre personne et qu'il l'a lancé pour des raisons humanitaires seulement et en appui au droit du peuple syrien à exprimer son point de vue.
Parallèlement, le ministre sortant du Travail, Boutros Harb, et le député Riad Rahhal soulignaient leur opposition à toute intervention dans les affaires syriennes.
À la base divisés autour de la nature et de la conception des rapports bilatéraux avec Damas, les dirigeants libanais voient leurs divisions accentuées à la faveur des positions prises par rapport aux mouvements de protestation en Syrie et de la répression dont les manifestants syriens sont victimes, comme en témoignent les réactions à l'organisation puis à l'annulation d'un rassemblement d'appui au peuple syrien, qui devait se tenir hier au Bristol.Pour le parti Baas surtout, la tenue de ce rassemblement et le discours du député Mohammad Kabbara, qui avait lancé la veille un appel de solidarité avec le peuple syrien, étaient suffisants pour crier à « la trahison ».Reçu hier par l'ancien président Émile Lahoud, Fayez Chakar, secrétaire général du Baas, a accusé sans ambages le Premier ministre sortant, Saad...
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