Novak Djokovic, grand favori des Internationaux de France, est mathématiquement assuré de participer au Masters de fin d’année à Londres (20-27 novembre), qui réunit les huit premiers au classement ATP. « Novak Djokovic est le premier joueur à se qualifier pour le Masters après avoir remporté deux tournois en deux semaines en battant Rafael Nadal en finale des Masters 1000 de Madrid et Rome, portant à 37 sa série de victoires en 2011 », a annoncé l’ATP dans un communiqué. Djokovic a participé à tous les Masters depuis l’édition 2007 et l’a remporté en 2008. Max Rossi/Reuters
Roger Federer, l'autre rempart
Si Nadal règne sur Roland Garros depuis 2005, il y eut néanmoins une exception, en 2009. Et même si l'honneur de mettre fin à l'invincibilité de l'Espagnol porte d'Auteuil revint à Robin Södelring en 8es de finale, le titre, lui, revint bien à Roger Federer. Ce qui ne fut que justice pour un joueur qui restait sur trois finales d'affilée perdue face au « Taureau de Manacor ». D'où cette impression que si ce n'était l'un, cela devait forcément être l'autre. D'un point de vue tricolore, le Suisse a d'ailleurs fait bien plus de dégâts que l'Espagnol puisque Gaël Monfils, en demi-finales en 2008 puis en quarts en 2009, vit à chaque fois ses beaux parcours s'écraser sur l'écueil helvétique. Même si la terre battue ne convient pas aussi parfaitement à son jeu que l'herbe ou le dur, Federer n'en demeure pas moins un obstacle redoutable sur cette surface. Demeure ou demeurait ? La question mérite d'être posée au sujet de celui qui paraît désormais nettement en retrait des deux premiers mondiaux et qui, surtout, reste sur une défaite face à Richard Gasquet à Rome. Plusieurs fois évoqué par le passé, le spectre de son déclin n'a jamais semblé aussi proche de devenir une réalité. Mais après avoir été plusieurs fois le bourreau des meilleurs Français porte d'Auteuil, il ne faut surtout pas sous-estimer le Bâlois.
Djokovic, le nouvel indestructible
Si le tandem Nadal-Federer peut servir d'explication à l'incapacité des Français de remporter Roland-Garros depuis 2005, Novak Djokovic, lui, pourrait bien constituer l'argument futur. En effet, ce que réalise actuellement le Serbe s'avère pour le moins impressionnant. Vainqueur des 37 matches qu'il a disputés depuis le début de l'année, le Belgradois reste surtout sur deux victoires en finale aux Masters 1000 de Madrid et de Rome face à Nadal. Certes, il est encore trop tôt pour affirmer de manière péremptoire qu'il s'agit là d'une passation des pouvoirs définitive entre les deux hommes. Néanmoins, Djokovic a marqué les esprits de par la qualité de ses retours, de son revers, de son coup droit, de son jeu de contres, de ses défenses incroyables... Le numéro 2 mondial laisse, derrière sa fantastique série, planer la sensation qu'il n'a aucune faille. Pourtant, il n'a pour l'instant pas fait mieux que deux demi-finales à
Roland-Garros...

