"Nous avons arrêté aujourd'hui trois Palestiniens venus de Syrie, dont deux lors de perquisitions à Majdal Chams", le chef-lieu druze du plateau du Golan occupé depuis 1967, a affirmé à l'AFP Micky Rosenfeld.
"Un quatrième Palestinien est parvenu à gagner la région de Tel-Aviv, où il s'est constitué prisonnier. Comme les autres, nous l'interrogeons. Nous verrons ultérieurement ce que nous ferons d'eux", a-t-il précisé.
Brièvement interviewé lundi soir par la Chaîne Dix privée de la télévision israélienne, ce dernier a exprimé sa "fierté" d'être revenu à Jaffa, sa ville d'origine proche de Tel-Aviv.
"Ici, ce n'est pas Israël, c'est mon pays (...) Je ne veux pas retourner en Syrie. Je veux rester ici, là où mon père et mon grand-père sont nés, et faire venir ma famille", a déclaré aux journalistes ce Palestinien, Hassan Hijazi, 28 ans, un fonctionnaire du ministère syrien de l'Education, selon le journal en ligne Ynet.
Des centaines de policiers israéliens ont procédé lundi à des perquisitions à Majdal Chams, selon M. Rosenfeld.
Au total, une centaine de manifestants venus de Syrie s'étaient infiltrés dimanche dans la partie du plateau du Golan occupée par Israël, près de Majdal Chams, avant de repartir pour la plupart en Syrie quelques heures plus tard.
La "Nakba" (catastrophe) s'est traduite par l'exode de quelque 760.000 Palestiniens, point de départ de la question des réfugiés, actuellement au nombre de 4,8 millions avec leurs descendants, répartis pour l'essentiel entre la Jordanie, la Syrie, le Liban et les territoires palestiniens.


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir