"Nous souhaitons intensifier la pression militaire parce que compte-tenu de la personnalité de Kadhafi, il ne comprendra que cela, c'est-à-dire la force", a déclaré M. Juppé, estimant que les frappes de l'Otan avaient "largement protégé les populations" civiles.
"Il ne s'agit pas de partir pour des mois et des mois d'intervention en Libye, c'est une question de semaines", a-t-il dit, soulignant que la pression militaire s'exerçait parallèlement à l'action politique menée par le Conseil national de transition (CNT), qui est "l'interlocuteur de plus en plus reconnu comme incontournable".
Le CNT peut aussi "voir qui à Tripoli est prêt à s'associer à ce processus de dialogue national en étant convaincu que Kadhafi doit se mettre maintenant à l'écart", a-t-il poursuivi.
A la question de savoir si Kadhafi était "fini", M. Juppé a répondu par l'affirmative. "Oui, j'en ai tout à fait la conviction. On ne peut pas se maintenir au pouvoir lorsqu'on a fait des milliers de victimes parmi son propre peuple".
Dans un entretien la semaine dernière à l'hebdomadaire français L'Express, M. Sarkozy, qui a réclamé à de nombreuses reprises le départ du colonel Mouammar Kadhafi, avait proposé l'organisation d'une "conférence des amis de la Libye" pour préparer l'avenir politique du pays.
La France a été le premier pays à reconnaître le CNT comme l'interlocuteur légitime en Libye, lorsque M. Sarkozy avait reçu le 10 mars à l'Elysée trois émissaires de la rébellion libyenne. Jusqu'à présent, seuls l'Italie, le Qatar, la Gambie et le Royaume-Uni ont fait de même.


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