M. Geagea recevant une reproduction d’une photo encore non authentifiée de saint Charbel transportant un fagot de bois vers son ermitage. Photo Aldo Ayoub
Évoquant à cette occasion les développements en cours sur la double scène locale et régionale, M. Geagea a une nouvelle fois soulevé le cas de l'arsenal militaire du Hezbollah et son impact sur la vie politique dans le pays. « À la suite du règlement, en 2005, du problème de la présence syrienne, nous avons été confrontés à la question de la présence du Hezbollah dans sa forme actuelle, a notamment déclaré M. Geagea. Nous ne pourrons régler nos problèmes et surmonter nos difficultés qu'après avoir trouvé une solution à cette question pour pouvoir par la suite se consacrer en toute quiétude à l'action politique. »
Et le leader des FL d'ajouter : « Nous vivons aujourd'hui à l'ombre d'une situation exceptionnelle et du problème posé par la présence d'un parti armé qui agit en dehors du cadre de la légalité. De ce fait, nous ne pouvons plus mener une action politique démocratique. Cela est illustré par les développements en rapport avec la formation du gouvernement, parallèlement à l'enlèvement des sept touristes estoniens, ou l'attentat contre l'église de Notre-Dame de la Délivrance à Zahlé, ou encore la construction de milliers d'habitations sur les biens domaniaux ou sur les propriétés d'autrui dans des régions bien spécifiques, comme si nous étions dans un autre pays ou à l'ombre d'un autre État dont les lois diffèrent des nôtres. »
« Le Hezbollah et la Syrie, a poursuivi le leader des FL, veulent un gouvernement au Liban qui soit à leur image, alors que le président de la République et le Premier ministre désigné veulent un gouvernement qui soit le plus proche possible de la réalité libanaise. Tel est le point de divergence. Il semble toutefois que de nouvelles donnes sont apparues récemment au sujet de la formation du gouvernement, mais nous ne savons pas dans quelle mesure elles déboucheront sur un résultat palpable. S'ils parviennent à mettre sur pied un cabinet, quelle sera sa physionomie ? Pourra-t-il prendre des décisions ? En tout état de cause, la caractéristique principale de la situation présente est l'expectative, dans l'attente que les développements qui se produisent autour de nous se décantent. »
La partition, une illusion
Abordant ensuite la conjoncture dans la région, M. Geagea a réfuté la thèse selon laquelle les soulèvements populaires dont plusieurs pays sont le théâtre auraient pour objectif d'aboutir à la partition des pays concernés. « Tout ce qui se dit au sujet de la partition de la région est le fruit d'une illusion et de chimères, fondées sur le complexe du complot, a notamment déclaré M. Geagea. Il n'existe pas (de projets) de partition, que ce soit en Libye, au Yémen ou en Syrie. Tous ces développements (les mouvements de soulèvements) sont le résultat de la volonté des peuples de vivre une vie digne, dans un climat de liberté. Il n'y a donc aucun plan prémédité » qui sous-tend les événements en question.
M. Geagea a, par ailleurs, souligné que « les Libanais sont les porte-étendards de la liberté en Orient ». « Ce qui se passe aujourd'hui dans les pays arabes, nous en avons été témoins au Liban il y a des siècles lorsque nos ancêtres ont consolidé la liberté dont nous jouissons aujourd'hui, a déclaré le leader des FL. Cette aspiration à la liberté est une source de fierté pour nous. »
En conclusion, M. Geagea a souligné que les FL « suivent la même voie que celle tracée par le président fondateur (des FL) Bachir Gemayel », mettant l'accent sur les « positions constantes des FL durant toute cette période ».
Notons sur un autre plan que le congrès général des FL reprendra ses travaux aujourd'hui et les poursuivra demain, samedi, afin d'aller de l'avant dans ses discussions sur le nouveau statut interne du parti.

