Salma Hayeck et Antonio Banderas juchés sur leurs hautes bottes. Fred Dufour/AFP
Don Juan et fidèle...
Le « Chat potté » constitue donc comme une suite de la saga Schrek. Personnage introduit dans le film d'animation à partir de Shrek 2, il devient dans le quatrième opus le cœur de l'histoire se déroulant dans un univers parallèle où il prend le nom de Chat Potelé. Son nom marque une filiation avec Le Chat botté de Charles Perrault, mais le jeu de mot en français - car en anglais il garde son nom de Puss in boots - est un clin d'œil à son grand chapeau. Lors de sa première rencontre avec Shrek et l'âne, le chat leur fait savoir son nom en signant un P sur un arbre, détail qui a contraint, dans la version française, à lui trouver un nom commençant par la lettre P. En dépit de sa petite taille, « le Chat potté » se révèle excellent au combat. Doué à l'épée, il est individualiste et charmeur, mais attendrissant.
À L'Orient-Le Jour, Antonio Banderas a avoué que ce caractère l'a beaucoup séduit parce qu'il est un mélange de force et de faiblesse : « Ce chat se prend pour quelqu'un de grand malgré sa petite taille car sa voix est forte et il use de cette voix pour déstabiliser l'autre, mais quand il se voit au miroir, il réalise exactement qui il est. Il est à la fois fidèle en amitié et donc en amour, mais aime les jeux de la séduction. » Et d'ajouter : « Ce personnage m'amuse car il est un mélange de sérieux et de comédie, et j'aime la comédie, c'est un autre aspect de mon caractère. » En effet, l'acteur qui sait jongler entre les cultures latine et américaine, sans renier l'une ou l'autre, celui qui se glisse dans les rôles que lui concocte Pedro Almodovar - 2011 est l'année de leurs retrouvailles - autant que dans des rôles d'action ou d'animation, réaffirme sa manière éclectique de choisir ses caractères. « Le cinéma, dit-il, est multiple. Il suffit d'être honnête et de bien faire son travail. »
Salma Hayeck, qui a avoué avoir fait quatre films cette année et eu un heureux événement, a dit qu'elle se sentait en pleine forme. « Apparemment, on ne vieillit pas dans le monde du cinéma », a-t-elle signalé en rigolant. « C'est la passion pour le travail qui rend jeune. » Pour sa part, Chris Miller s'est adressé à l'OLJ en disant qu'il espère que ce film qui rend hommage à tous les héros de la littérature enfantine va conquérir les cœurs tout autant que Shrek. Ce à quoi on lui a répondu qu'en ressuscitant l'enfance et en mélangeant tous ces caractères de contes qui l'ont peuplé, lui aussi est un héros. À sa manière.

