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Sport

Mondial 2022 : le Qatar dément toute corruption

Le Qatar a rejeté hier les allégations d'un député britannique qui accuse l'émirat d'avoir acheté le vote de dirigeants de la FIFA pour obtenir l'organisation de la Coupe du monde 2022.
Le député conservateur britannique Damian Collins a affirmé mardi devant une commission d'enquête parlementaire que le Sunday Times avait la preuve que le vice-président camerounais de la Fédération internationale de football, Issa Hayatou, et l'Ivoirien Jacques Anouma avaient reçu de l'argent du Qatar.
Les deux responsables de la FIFA incriminés n'ont pas réagi.
L'Angleterre était candidate à l'organisation du Mondial 2018, et l'enquête parlementaire a pour objet de comprendre l'échec de cette candidature.
« Nous démentons catégoriquement ces allégations. Nous n'avons rien à cacher et nous sommes prêts à soutenir et à collaborer à toute enquête », disent les organisateurs qataris.
Devant la commission d'enquête, l'ex-président de la Fédération anglaise de football (FA) David Triesman a en outre accusé quatre membres du comité exécutif de la FIFA d'avoir cherché à obtenir des avantages en échange de leurs voix lors de l'attribution du Mondial 2018, qui a été confié à la Russie.
David Triesman a affirmé que Jack Warner, de Trinité-et-Tobago, avait réclamé 2,5 millions de livres sterling (2,84 millions d'euros) afin de les remettre ensuite à une école.
Le Paraguayen Nicolas Leoz aurait pour sa part demandé un titre de noblesse.
Toujours selon David Triesman, le Brésilien Ricardo Teixeira lui aurait demandé : « Que pouvez-vous pour moi ? »
Quant au Thaïlandais Worawi Makudi, il aurait réclamé d'obtenir les droits de retransmission télévisés pour un éventuel match amical entre la Thaïlande et l'Angleterre.

Commentaires absurdes
« Je transmettrai mes preuves à la FIFA », a dit l'ancien président de la FA.
Ricardo Teixeira a publié un démenti et a annoncé sa volonté de porter plainte contre David Triesman.
« (...) Les commentaires absurdes (de Triesman) tentent de cacher son échec à la tête de la candidature anglaise où il n'a obtenu qu'un vote... le sien », dit-il dans un communiqué.
En novembre dernier, deux membres de la commission exécutive de la FIFA avaient été sanctionnés par des suspensions et des amendes pour avoir proposé de vendre leurs voix lors de la désignation des pays hôtes des Coupes du monde 2018 et 2022. Il s'agissait du Nigérian Amos Adamu et du Tahitien Reynald Temarii.
Après les accusations de mardi, ce sont huit des 24 membres du comité exécutif qui se voient accusés de corruption par les médias et parlementaires britanniques.
Le ministre britannique des Sports, Hugh Robertson, a laissé entendre hier à la BBC que certaines fédérations nationales pourraient faire sécession si la FIFA n'agissait pas.
« J'ai pris la température auprès d'autres fédérations dans le monde. Il existe une envie d'essayer de réformer la FIFA de l'intérieur », a-t-il dit.
« Si la FIFA s'en révélait incapable, je dirais que toutes les options sont possibles », a-t-il ajouté.
Le Qatar a rejeté hier les allégations d'un député britannique qui accuse l'émirat d'avoir acheté le vote de dirigeants de la FIFA pour obtenir l'organisation de la Coupe du monde 2022.Le député conservateur britannique Damian Collins a affirmé mardi devant une commission d'enquête parlementaire que le Sunday Times avait la preuve que le vice-président camerounais de la Fédération internationale de football, Issa Hayatou, et l'Ivoirien Jacques Anouma avaient reçu de l'argent du Qatar.Les deux responsables de la FIFA incriminés n'ont pas réagi.L'Angleterre était candidate à l'organisation du Mondial 2018, et l'enquête parlementaire a pour objet de comprendre l'échec de cette candidature.« Nous démentons catégoriquement ces allégations. Nous n'avons rien à cacher et nous sommes prêts à soutenir et à collaborer...
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