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Moyen Orient et Monde - Sanctions

L’UE révise sa copie à l’encontre de Damas

Les eurodéputés ont appelé hier la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, à faire plus d'efforts pour que l'UE cesse d'être un « nain politique » au moment où le « printemps arabe » met en lumière les divisions au sein des 27. Ils l'ont surtout interpellée sur l'absence du président Bachar el-Assad de la liste des sanctions contre des responsables syriens. Mme Ashton leur a répondu que l'UE étudie une révision de ces sanctions afin d'exercer « le maximum de pression politique possible » sur M. Assad. « Nous avons commencé par treize personnes directement impliquées » dans la brutale répression des manifestations en Syrie, et « nous allons revenir sur la question cette semaine ».
L'UE s'est déchirée dernièrement face à l'intervention en Libye, et elle peine aujourd'hui à trouver une attitude ferme face au président syrien. Le problème, reconnaît une écrasante majorité de députés, ne réside pas uniquement dans le peu d'initiatives de Mme Ashton, mais aussi dans les réticences des 27 pays de l'UE à s'engager sous la bannière d'une diplomatie commune.
Face aux critiques, la haute représentante a tenu bon, assurant que l'UE est « souvent » la première à réagir, ou la première à préparer en coulisses les travaux des 27 en vue de sanctions. Malgré ses divergences, l'UE a « des positions fortes sur toute une série de sujets », a-t-elle aussi affirmé. Et, « inexorablement, nous nous dirigeons vers une plus grande cohérence ». En gage de bonne volonté à l'égard d'un Parlement qui avait durement critiqué son refus de reconnaître en mars le Conseil national de transition libyen, Mme Ashton lui a réservé hier la primeur de l'annonce de son intention d'ouvrir un bureau européen à Benghazi, fief de la rébellion contre le colonel Mouammar Kadhafi.
(Source : AFP)
Les eurodéputés ont appelé hier la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, à faire plus d'efforts pour que l'UE cesse d'être un « nain politique » au moment où le « printemps arabe » met en lumière les divisions au sein des 27. Ils l'ont surtout interpellée sur l'absence du président Bachar el-Assad de la liste des sanctions contre des responsables syriens. Mme Ashton leur a répondu que l'UE étudie une révision de ces sanctions afin d'exercer « le maximum de pression politique possible » sur M. Assad. « Nous avons commencé par treize personnes directement impliquées » dans la brutale répression des manifestations en Syrie, et « nous allons revenir sur la question cette semaine ».L'UE s'est déchirée dernièrement face à l'intervention en Libye, et elle peine aujourd'hui à trouver une...
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