Selon lui, le Hamas s'expose à des sanctions économiques s'il s'obstine à rejeter les principes que la communauté internationale le somme d'accepter, à savoir la reconnaissance de l'État d'Israël et des accords conclus avec lui par les Palestiniens, et la renonciation à la violence.
M. Peres a par ailleurs souligné que « dans toute négociation, chaque partie veut prouver aux siens qu'elle est forte, agressive et ne veut renoncer à rien. Mais les dirigeants savent au fond d'eux-mêmes qu'ils n'ont pas le choix et qu'il faut faire la paix (...) Personne n'aspire à revenir aux effusions de sang, et c'est pourquoi il faut faire la différence entre les apparences et le potentiel caché ».
Interrogé sur le récent accord de réconciliation entre le Hamas et le parti laïc Fateh du président palestinien Mahmoud Abbas, M. Peres a déclaré : « S'ils veulent s'unir, eh bien qu'ils s'unissent. Nous, nous parlons des questions de sécurité qui nous concernent, et s'ils (les Palestiniens) forment une union avec une organisation qui continue de préconiser la destruction d'Israël, cela n'est plus une question intérieure palestinienne mais une affaire de politique étrangère qui nous concerne. »

