Contre l'OM, Lisandro a inscrit dimanche son 16e but de la saison en L1 en ouvrant la marque sur penalty avant de servir son compatriote Cesar Delgado pour le deuxième but lyonnais après la mi-temps. Mieux encore, il fut tout au long de la rencontre un catalyseur tant offensivement que défensivement.
L'influence de Lisandro sur les résultats de l'OL est très importante. Sans lui, l'Olympique lyonnais n'offre pas le même visage, ni ne provoque la même peur. Ainsi, blessé au talon d'Achille l'été dernier, Lisandro avait déjà manqué le début de saison. Son absence avait évidemment pesé sur la mauvaise entame de l'OL, 18e du classement après sept journées, le 25 septembre au soir de la défaite à domicile contre Saint-Étienne (1-0). L'ancien joueur du FC Porto marque un but toutes les 119 minutes, soit le meilleur ratio de Ligue 1 dont il est le 4e buteur, cadrant un tir sur deux (27 sur 54 en L1) à l'occasion des 25 matches qu'il a disputés cette saison en championnat dont 22 comme titulaire.
Bafétimbi Gomis, souvent un très bon point d'appui pour l'Argentin avec qui il forme une association efficace, va se retrouver orphelin sur le front de l'attaque. Les options de Claude Puel pour remplacer l'Argentin sont limitées et n'auront évidemment pas le même rendement à tous points de vue : que ce soit avec Michel Bastos, trop inconstant et rétabli depuis peu d'une opération du genou gauche subie en mars, ou avec Jimmy Briand, souvent moqué pour sa maladresse et son manque de clairvoyance.
Outre Gomis, Cesar Delgado, qui s'entend également très bien avec Lisandro, sera lui aussi bien en peine de trouver un complice sur le terrain avec qui combiner.
Lyon s'est relancé psychologiquement et mathématiquement avec sa victoire sur Marseille, 3e à quatre journées de la fin avec 3 points de retard sur Marseille mais deux d'avance sur le PSG. Mais la perte de son leader-buteur risque de peser lourd sur une équipe à la qualité de jeu trop inconstante.

