Mutinerie de membres d’el-Qaëda dans une prison de Bagdad : 17 morts
OLJ /
le 09 mai 2011 à 01h06
Dix-sept personnes ont péri à Bagdad après une mutinerie dans un centre de détention de l'unité de lutte antiterroriste du ministère de l'Intérieur, a-t-on appris hier de sources officielles. La fusillade a éclaté lorsqu'un détenu s'est emparé de l'arme d'un gardien. Il a ensuite tué plusieurs gardiens et des agents du ministère de l'Intérieur et il est parvenu à transmettre une arme à des codétenus, a déclaré le général Kassim al-Moussaoui, porte-parole des services de sécurité à Bagdad. « Les forces de sécurité et les gardiens ont riposté (...) et tué 11 détenus accusés de terrorisme (...) », a-t-il poursuivi. La mutinerie, qui a duré plusieurs heures, a coûté la vie en particulier à quatre officiers, dont le général Moayed al-Sayed, chef de cette unité pour le secteur de Karrada, a ajouté le général Qassem Atta, porte-parole du commandement des opérations de Bagdad. « Cet incident avait été bien préparé, a-t-il assuré lors d'une conférence de presse. Les criminels étaient tous des membres éminents de l'État islamique en Irak (la branche irakienne d'el-Qaëda). Le Premier ministre a ordonné la création d'une commission d'enquête. » La mutinerie a été provoquée par Houthaifa al-Bataoui, accusé en particulier d'avoir coordonné l'attaque sanglante de la cathédrale syriaque-catholique de Bagdad le 31 octobre 2010, dans laquelle 46 fidèles et sept membres des forces de sécurité avaient péri. Lors de son arrestation en novembre avec 11 autres membres présumés d'el-Qaëda, il avait été présenté par les autorités comme le chef pour Bagdad de l'État islamique en Irak. Le centre de détention abritait 220 prisonniers, dont 38 membres présumés d'el-Qaëda. Après la mort d'Oussama Ben Laden, les mesures de sécurité ont été renforcées en Irak, où el-Qaëda a toujours la capacité de mener des opérations sanglantes, malgré les revers que l'organisation a essuyés ces dernières années. La nébuleuse islamiste est d'ailleurs soupçonnée d'être responsable de l'attentat-suicide au véhicule piégé contre un poste de police de Hilla, au sud de Bagdad, dans lequel 24 policiers ont péri jeudi dernier. Cette mutinerie risque de poser une nouvelle fois la question de la capacité des forces irakiennes à assurer la sécurité, à moins de huit mois du départ des forces américaines, qui comptent toujours 45 000 hommes en Irak. (Source : agences)
Dix-sept personnes ont péri à Bagdad après une mutinerie dans un centre de détention de l'unité de lutte antiterroriste du ministère de l'Intérieur, a-t-on appris hier de sources officielles. La fusillade a éclaté lorsqu'un détenu s'est emparé de l'arme d'un gardien. Il a ensuite tué plusieurs gardiens et des agents du ministère de l'Intérieur et il est parvenu à transmettre une arme à des codétenus, a déclaré le général Kassim al-Moussaoui, porte-parole des services de sécurité à Bagdad. « Les forces de sécurité et les gardiens ont riposté (...) et tué 11 détenus accusés de terrorisme (...) », a-t-il poursuivi. La mutinerie, qui a duré plusieurs heures, a coûté la vie en particulier à quatre officiers, dont le général Moayed al-Sayed, chef de cette unité pour le secteur de Karrada, a ajouté le...
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