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Moyen Orient et Monde - Bahreïn

Des chefs de l’opposition devant un tribunal d’exception

Des chefs de l'opposition bahreïnie ont comparu hier devant un tribunal d'exception, a rapporté l'agence officielle BNA. Au total, 21 accusés doivent être jugés devant ce tribunal, dont sept par contumace, a ajouté l'agence. Seuls les avocats et deux membres de la famille de chaque accusé étaient autorisés à assister au procès, dont la prochaine audience a été fixée à jeudi, a déclaré Nabil Rajab, chef du Centre de Bahreïn pour les droits de l'homme. Selon lui, les accusés risquent la peine de mort au regard des charges retenues contre eux. Leurs avocats ne sont pas autorisés à parler à la presse, a-t-il ajouté.
Parmi les accusés se trouve Ibrahim Chérif, le chef sunnite du groupe Waed, une formation de la gauche laïque, qui avait joué un rôle de premier plan dans le mouvement de protestation maté à la mi-mars par les autorités, selon l'agence. Hassan Mashaimaa, le chef du mouvement de l'opposition chiite Haq, Abdelwahab Hussein, chef du mouvement islamique chiite Wafa, et le militant chiite des droits de l'homme Abdelhadi al-Khawaja font partie également du groupe.
Les accusés sont poursuivis pour avoir « formé et dirigé un groupe terroriste visant à changer la Constitution et le régime monarchique », selon l'acte d'accusation cité par BNA.
Ils sont également accusés « d'avoir été en contact avec un groupe terroriste à l'étranger, qui agit dans l'intérêt d'un pays étranger en procédant à des actes hostiles contre le royaume de Bahreïn », et d'avoir procédé à une « collecte de fonds pour ce groupe ».
Par ailleurs, le roi Hamad ben Issa al-Khalifa a décrété hier que l'état d'urgence qu'il avait proclamé le 15 mars serait levé le 1er juin.
(Source : AFP)
Des chefs de l'opposition bahreïnie ont comparu hier devant un tribunal d'exception, a rapporté l'agence officielle BNA. Au total, 21 accusés doivent être jugés devant ce tribunal, dont sept par contumace, a ajouté l'agence. Seuls les avocats et deux membres de la famille de chaque accusé étaient autorisés à assister au procès, dont la prochaine audience a été fixée à jeudi, a déclaré Nabil Rajab, chef du Centre de Bahreïn pour les droits de l'homme. Selon lui, les accusés risquent la peine de mort au regard des charges retenues contre eux. Leurs avocats ne sont pas autorisés à parler à la presse, a-t-il ajouté.Parmi les accusés se trouve Ibrahim Chérif, le chef sunnite du groupe Waed, une formation de la gauche laïque, qui avait joué un rôle de premier plan dans le mouvement de protestation maté à la...
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