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L'ONU demande à la Syrie de coopérer avec une commission d'enquête

Le chef des Nations unies Ban Ki-moon s'est entretenu mercredi par téléphone avec le président syrien Bachar el-Assad et lui a demandé de coopérer avec une commission d'enquête du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, a indiqué son porte-parole.

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a demandé l'envoi urgent d'une mission en Syrie, alors qu'une organisation des droits de l'homme a fait état d'environ 8 000 "détenus ou disparus" dans le pays depuis le début de la contestation le 15 mars. /

Au cours de cette discussion, le secrétaire général "a réitéré son appel a la fin immédiate de la violence et des arrestations de masse de manifestants pacifiques en Syrie et pour une enquête indépendante sur les tueries qui se sont produites pendant les manifestations, y compris la mort de militaires et d'officiers de sécurité", a dit le porte-parole, Martin Nesirky.
"Il a demandé au président Assad de permettre l'accès immédiat à l'ONU de manière à évaluer les besoins humanitaires des populations civiles affectées. Le secrétaire général a apprécié la volonté du président Assad d'envisager une telle évaluation (dans la ville) de Deraa", a ajouté le porte-parole.
Selon M. Nesirky, M. Ban a formulé trois souhaits. Il a demandé au président Assad de "prendre des mesures courageuses et décisives, des réformes politiques". Deuxièmement, "il a demandé à ce que la Syrie coopère avec une commission mandatée par le Conseil des droits de l'homme" de l'ONU. Troisièmement, "il a exhorté le président syrien à permettre la venue d'une équipe d'évaluation".
Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a demandé l'envoi urgent d'une mission en Syrie, alors qu'une organisation des droits de l'homme a fait état d'environ 8 000 "détenus ou disparus" dans le pays depuis le début de la contestation le 15 mars.
Selon un compte-rendu de l'entretien entre MM. Ban et el-Assad, le chef de l'ONU a "encouragé une mise en oeuvre complète et rapide de toutes les mesures de réformes annoncées par le gouvernement syrien et a souligné l'importance d'engager un dialogue véritable et inclusif".
"Le secrétaire général a souligné que les besoins humanitaires de la population devaient être satisfaits de façon urgente". Il a exprimé "une profonde inquiétude à propos des implications humanitaires des derniers développements dans un certain nombre de villes syriennes". "Il a noté le besoin de respecter les droits de l'homme de la population", selon ce compte-rendu.

Par ailleurs, l'armée syrienne, qui a pénétré il y a dix jours à Deraa pour y mater la contestation contre le régime, a quasiment terminé ses opérations, a affirmé un porte-parole militaire cité par la télévision d'État.
"Les unités de l'armée à Deraa sont sur le point d'achever leur mission après avoir atteint la plupart de leurs objectifs", a indiqué ce porte-parole sans donner de précisions.
Cette localité, située à 100 km au sud de Bagdad, est devenu l'épicentre de l'opposition au régime de Bachar el-Assad, notamment après les mauvais traitements infligés à des adolescents accusés d'avoir écrit sur un mur des slogans hostiles au pouvoir.
L'armée syrienne avait affirmé que son intervention à Deraa visait à pourchasser des "groupes terroristes extrémistes", "en réponse aux appels au secours lancés par les habitants de la ville, qui ont demandé son intervention pour mettre fin aux actes de sabotage et d'assassinat" commis par ces groupes.
Selon Wissam Tarif, directeur exécutif de l'organisation de défense des droits de l'Homme Insan, il y a 891 personnes arrêtés à Deraa et ses environs mais ce chiffre pourrait atteindre 4 038 en incluant "les personnes disparues", c'est-à-dire dont on est sans nouvelles.

Au cours de cette discussion, le secrétaire général "a réitéré son appel a la fin immédiate de la violence et des arrestations de masse de manifestants pacifiques en Syrie et pour une enquête indépendante sur les tueries qui se sont produites pendant les manifestations, y compris la mort de militaires et d'officiers de sécurité", a dit le porte-parole, Martin Nesirky."Il a demandé au président Assad de permettre l'accès immédiat à l'ONU de manière à évaluer les besoins humanitaires des populations civiles affectées. Le secrétaire général a apprécié la volonté du président Assad d'envisager une telle évaluation (dans la ville) de Deraa", a ajouté le porte-parole.Selon M. Nesirky, M. Ban a formulé trois souhaits. Il a demandé au président Assad de "prendre des mesures courageuses et décisives, des réformes...