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Bahreïn: 47 médecins et infirmières déférés devant un tribunal militaire

Les autorités bahreïnies ont décidé de déférer devant un tribunal militaire 47 médecins et infirmières d'un hôpital de Manama, accusés d'avoir aidé le mouvement de contestation chiite, selon un communiqué officiel.
Les 24 médecins et 23 infirmières de l'hôpital Salmaniya, le plus grand de Manama, sont notamment accusés "d'incitation au renversement par la force du régime", selon un communiqué publié dans la nuit de mardi à mercredi par l'Autorité des affaires de l'information.
Ils sont également accusés d'avoir "refusé de porter assistance à des personnes en danger, détournement de fonds, agression ayant provoqué un décès, possession illégale d'armes et de munitions et refus d'exercer leurs fonctions" selon le communiqué
Les autorités bahreïnies s'étaient déployées dans le complexe médical Salmaniya lors de l'écrasement du mouvement de contestation dirigé par des chiites à la mi-mars.
"Plusieurs médecins, infirmières et membres du personnel médical et administratif de Salmaniya ont pris le contrôle des locaux" au cours du mouvement de contestation qui a secoué Bahreïn de la mi-février à la mi-mars, selon le communiqué.
"Le complexe a été utilisé pour les activités des saboteurs qui cherchaient à propager le chaos (...) et provoquer la sédition dans le royaume", a-t-il ajouté.
L'ONU avait dénoncé la prise d'assaut des hôpitaux et des centres médicaux par les forces de l'ordre à Bahreïn lors de l'écrasement du mouvement de contestation dans ce petit royaume du Golfe gouverné par une dynastie sunnite.
Les autorités avaient affirmé que l'hôpital Salmaniya était "utilisé comme centre de coordination par les protestataires et abritait des activités politiques et sectaires".
Les violences à Bahreïn ont fait, selon Manama, 24 morts, dont les quatre policiers. Quatre manifestants sont morts depuis en détention.
Des organisations de défense des droits de l'Homme ont dénoncé à plusieurs reprises la répression contre les manifestants et se sont élevées contre la condamnation à mort par la justice militaire la semaine dernière de quatre chiites reconnus coupables d'avoir tué deux policiers lors des manifestations antigouvernementales.
Les autorités bahreïnies ont décidé de déférer devant un tribunal militaire 47 médecins et infirmières d'un hôpital de Manama, accusés d'avoir aidé le mouvement de contestation chiite, selon un communiqué officiel.Les 24 médecins et 23 infirmières de l'hôpital Salmaniya, le plus grand de Manama, sont notamment accusés "d'incitation au renversement par la force du régime", selon un communiqué publié dans la nuit de mardi à mercredi par l'Autorité des affaires de l'information.Ils sont également accusés d'avoir "refusé de porter assistance à des personnes en danger, détournement de fonds, agression ayant provoqué un décès, possession illégale d'armes et de munitions et refus d'exercer leurs fonctions" selon le communiquéLes autorités bahreïnies s'étaient déployées dans le complexe médical...