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Syrie : Obama prend des sanctions contre le frère d'Assad

Le président des États-Unis Barack Obama a imposé des sanctions économiques contre plusieurs responsables du régime syrien, dont le frère cadet du président Bachar al-Assad, Maher, a annoncé vendredi la Maison Blanche.

Ces mesures ont été dévoilées alors qu'au moins 48 civils ont été tués vendredi en Syrie./

Ces sanctions, décidées en raison de "violations des droits de l'homme en Syrie", visent Maher al-Assad, un responsable de l'armée syrienne, ainsi qu'Ali Mamlouk, chef des services de renseignement et Atef Najib, présenté comme l'ancien chef du renseignement pour la province de Deraa (sud), épicentre de la contestation contre le régime.
Sont également visés les services de renseignement syriens en tant qu'entité administrative, ainsi que la force "Qods", unité d'élite des gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime islamique iranien que M. Obama a accusée d'aider le gouvernement syrien à mener une répression sanglante contre les manifestants.
Ces sanctions, qui renforcent un arsenal déjà mis en place par les Etats-Unis au cours des années, gèlent les biens des personnes ou entités visées, qu'elles se trouvent aux Etats-Unis ou soient contrôlées par des ressortissants américains. Elles interdisent toute transaction entre les personnes sanctionnées et des Américains.
Ces mesures ont été dévoilées alors qu'au moins 48 civils ont été tués vendredi en Syrie lors de nouvelles manifestations contre le régime, la plupart à Deraa dans le sud du pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme.
Des dizaines de milliers de Syriens ont manifesté vendredi, pour la septième semaine consécutive, dans l'ensemble du pays.
Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a voté vendredi une résolution demandant l'envoi urgent d'une mission en Syrie pour enquêter sur les violations des droits de l'homme.
L'épreuve de force entre les manifestants et le régime de M. Assad, qui a succédé en 2000 à son père Hafez al-Assad, décédé après 30 ans de pouvoir, s'est poursuivie pour le septième vendredi avec "les jeunes de la révolution syrienne" qui avaient appelé sur Facebook à un "vendredi de la colère" en solidarité avec Deraa.
Le sénateur démocrate John Kerry, président de la commission des Affaires étrangères de la chambre haute américaine, a salué la décision du président Obama.
"Il est inacceptable que le gouvernement (de Damas) continue à répondre au courage de son peuple avec des meurtres sans discernement et l'utilisation de chars dans des centres de population", a affirmé M. Kerry dans un communiqué, en appelant des alliés de Washington à prendre eux aussi des mesures contre le régime.
"Le statu quo en Syrie est inacceptable", a indiqué M. Kerry, tout en soulignant que "puisqu'un régime de sanctions strict est déjà en place de la part des Etats-Unis, des mesures prises par l'Union européenne, la Turquie et les pays du Golfe aura encore plus d'effet", a-t-il noté.
Ces sanctions, décidées en raison de "violations des droits de l'homme en Syrie", visent Maher al-Assad, un responsable de l'armée syrienne, ainsi qu'Ali Mamlouk, chef des services de renseignement et Atef Najib, présenté comme l'ancien chef du renseignement pour la province de Deraa (sud), épicentre de la contestation contre le régime.Sont également visés les services de renseignement syriens en tant qu'entité administrative, ainsi que la force "Qods", unité d'élite des gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime islamique iranien que M. Obama a accusée d'aider le gouvernement syrien à mener une répression sanglante contre les manifestants.Ces sanctions, qui renforcent un arsenal déjà mis en place par les Etats-Unis au cours des années, gèlent les biens des personnes ou entités visées, qu'elles se...