Persistance des violations de biens-fonds et quasi-échec des mesures de sécurité
OLJ /
le 29 avril 2011 à 23h33
Non seulement les violations des biens-fonds se poursuivent, mais elles semblent éclipser même les mesures de sécurité prises pour les contrer. Ainsi, les agressions contre les forces de l'ordre ont continué hier, tandis que s'est accéléré le rythme de travail sur certains sites illégaux, notamment dans le sud du pays et dans la banlieue sud de la capitale, même si les agents de l'ordre ont pu fermer hier matin huit chantiers dans les régions de Raml el-Aali, Borj Barajné et Ouzaï. Dans ce dernier secteur, les manifestants étaient venus en nombre et se sont attaqués aux agents, sans que les FSI ni l'armée ne puissent les réprimer. Mais en soirée, le toit d'une bâtisse en construction appartenant à une personne de la famille Saab s'est effondré dans le secteur de Bir Hassan et trois ouvriers syriens ont été blessés. Ils ont été transportés dans un état critique à l'hôpital al-Sahel. Le schéma est semblable dans le Sud où des femmes se sont mises à lancer des pierres du haut des toits sur des patrouilles de sécurité à Adloun et Saksakiyé, faisant cinq blessés parmi les agents. Les habitants des deux villages précités ont entrepris ensuite de bloquer l'axe routier principal Adloun-Zahrani au niveau de Mina au moyen de pneus de voitures en flammes, interrompant toute circulation, avant que deux unités de l'armée et des FSI n'interviennent pour rouvrir la route. Les manifestants se sont alors déplacés vers une ancienne route de Adloun pour la bloquer de la même manière, nécessitant cette fois l'envoi d'autres renforts de la troupe pour les disperser. Les violations de biens-fonds deviennent en outre une menace à la sécurité publique. En effet, les empiètements et autres constructions illégales au voisinage de l'Aéroport international de Beyrouth en effleurent désormais la bordure immédiate, ce qui menace de placer l'AIB sur la liste noire de l'Organisation mondiale de l'aviation civile, dont le rapport technique est prévu pour bientôt. Surviennent aussi de nouvelles violations, comme à Tyr où un nouveau site de construction aurait été érigé sur un bien-fonds appartenant au ministère de l'Éducation, près de l'école secondaire d'al-Abbassiya. Dans ce contexte, le ministre sortant de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur Hassan Mneimné a adressé une lettre au parquet de la Cour de cassation lui demandant d'« appeler les services de sécurité à enquêter sur ce sujet, mettre un terme à la violation et arrêter les contrevenants ».
Non seulement les violations des biens-fonds se poursuivent, mais elles semblent éclipser même les mesures de sécurité prises pour les contrer. Ainsi, les agressions contre les forces de l'ordre ont continué hier, tandis que s'est accéléré le rythme de travail sur certains sites illégaux, notamment dans le sud du pays et dans la banlieue sud de la capitale, même si les agents de l'ordre ont pu fermer hier matin huit chantiers dans les régions de Raml el-Aali, Borj Barajné et Ouzaï. Dans ce dernier secteur, les manifestants étaient venus en nombre et se sont attaqués aux agents, sans que les FSI ni l'armée ne puissent les réprimer. Mais en soirée, le toit d'une bâtisse en construction appartenant à une personne de la famille Saab s'est effondré dans le secteur de Bir Hassan et trois ouvriers syriens ont été...
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