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Liban - Séminaire

Sage-femme, un métier qui se revalorise

Pour tout savoir sur la profession de sage-femme, une Journée scientifique se tiendra demain à la Maison du médecin.

Le champ d’exercice de la sage-femme n’est plus confiné au service maternité. (Site sante-medecine.net)

La profession de sage-femme est en train de se revaloriser. La sage-femme n'est plus aujourd'hui ce qu'au cours des deux derniers siècles elle fut : une matrone qu'on fait appeler au moment de l'accouchement. Pour mériter le titre de sage-femme, de nos jours, des études universitaires de 4 ans sont nécessaires. On peut même pousser plus loin et faire un master et des diplômes de spécialités. De ce fait, le champ d'exercice de la sage-femme n'est plus confiné au service maternité de l'hôpital. Elle peut aussi avoir sa clinique privée pour des consultations, rééducation périnéale, préparation à la naissance. Pour tout savoir sur ce nouvel ordre libéral, une Journée scientifique des sages-femmes sera organisée demain vendredi 29 avril à la Maison du médecin, à l'initiative de l'École des sages-femmes de l'USJ et en collaboration avec la Société libanaise de gynécologues francophones et de la Société libanaise de fertilité.
La fonction de sage-femme a suivi une longue évolution à travers les siècles. Longtemps indispensables, les sages-femmes furent progressivement remplacées par le chirurgien, avec le développement de la médecine au XIXe siècle. Cette évolution fut concomitante de l'apparition des instruments, dont l'utilisation fut interdite aux sages-femmes. Au cours de la première moitié du XXe siècle, la médicalisation de la maternité, le nombre croissant d'infirmières, d'assistantes sociales, de médecins entraînèrent une chute d'effectifs et un profond malaise dans la profession.
Afin de s'adapter à cette évolution de la médecine, de plus en plus technique, et de maintenir leur place auprès des femmes qui accouchent, les sages-femmes abandonnèrent progressivement leur exercice libéral pour devenir majoritairement salariées ou fonctionnaires.
De cette introduction volontaire dans les établissements de soins, privés ou publics, résulta une hiérarchisation des soignants dans laquelle la sage-femme vit son autonomie amoindrie, alors que paradoxalement son niveau d'études continuait à s'élever. Aujourd'hui, précise Yolla Atallah, directrice de l'École des sages-femmes de l'USJ, le processus de revalorisation de ce métier est irréversible, et toutes les organisations mondiales insistent pour que l'accouchement se fasse en présence d'une accoucheuse qualifiée.

Un champ spécifique
Le champ spécifique de la sage-femme est la prise en charge globale de la mère, de l'enfant et de la famille, dans les périodes de grossesse, d'accouchement, des suites de couches et de naissance. Elle assure la prévention, l'information et l'éducation des familles à travers des programmes d'actions consensuels dans les domaines de la sexualité, de la fécondité, de l'infertilité et de la reproduction. Elle participe aussi à la sécurité physique et psychologique du couple et de leur(s) enfant(s) lors de la préparation à la naissance dans tous ses autres actes professionnels.
La sage-femme assure en outre le dépistage et le diagnostic des situations à risque médical, psychique et social, afin d'orienter les patientes vers une structure d'accueil et/ou un niveau de soins adapté. De ce fait, elle pratique les actes nécessaires au diagnostic, à la surveillance de la grossesse, à la surveillance et à la pratique de l'accouchement et des soins postnatals pour la mère et l'enfant selon ses compétences, dans le respect de la physiologie (l'arrêté n°1/211 du 9-6-1992 précise les actes qui relèvent de ses compétences).
Plus globalement, la sage-femme collabore avec les équipes obstétrico-pédiatriques et l'ensemble des acteurs de santé dans les domaines de la reproduction, de la périnatalité et de la petite enfance. Elle participe à des programmes de recherche et d'évaluation des pratiques professionnelles pour l'amélioration de la qualité des soins. Enfin, elle participe aux actions de formation et d'encadrement des étudiants, des sages-femmes et/ou des autres professionnels.
La profession de sage-femme est en train de se revaloriser. La sage-femme n'est plus aujourd'hui ce qu'au cours des deux derniers siècles elle fut : une matrone qu'on fait appeler au moment de l'accouchement. Pour mériter le titre de sage-femme, de nos jours, des études universitaires de 4 ans sont nécessaires. On peut même pousser plus loin et faire un master et des diplômes de spécialités. De ce fait, le champ d'exercice de la sage-femme n'est plus confiné au service maternité de l'hôpital. Elle peut aussi avoir sa clinique privée pour des consultations, rééducation périnéale, préparation à la naissance. Pour tout savoir sur ce nouvel ordre libéral, une Journée scientifique des sages-femmes sera organisée demain vendredi 29 avril à la Maison du médecin, à l'initiative de l'École des sages-femmes de l'USJ et en...
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